LE SAVINIEN TAQUIN

Le libre journal d'Olivier VAGNEUX · 06.51.82.18.70 · olivier@vagneux.fr

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Quand le Bureau d’aide juridictionnelle se fait juge de cassation

Le saviez-vous ? L’article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique (aide juridictionnelle) dispose que l’aide juridictionnelle est refusée au demandeur en matière de cassation, lorsque « aucun moyen de cassation sérieux ne peut être relevé ». Alors je suis peut-être un peu con, mais je pensais justement que c’était au Conseil d’État (où à la Cour de cassation) de statuer sur les moyens de cassation et pas au bureau d’aide…

Je ne vous cache pas que je ne sais pas qui compose ce bureau d’aide juridictionnelle. Dans tous les cas, qui est-il pour examiner les moyens de cassation ? Surtout avec les seuls éléments demandés accompagnant la demande d’aide juridictionnelle, lesquels, mis à part le jugement ou l’arrêt contesté, n’ont trop souvent rien à voir avec l’affaire en question. Est-ce à dire qu’il faille donc aussi fournir son dossier à tout le moins les différents moyens de cassation ?

Dans l’affaire qui m’a valu le rejet de l’aide juridictionnelle, et donc que je vais interrompre, je contestais une ordonnance de classement d’un référé liberté. Je soulevais donc deux erreurs de droit, même si je ne sais pas si le bureau d’aide juridictionnelle a pu le comprendre, en indiquant d’une part qu’il y avait urgence, d’autre part, qu’il y avait atteinte aux libertés fondamentales, ce que le juge administratif refusait de reconnaître dans son ordonnance.

Aussi, nul doute que le maire de Savigny-sur-Orge, contre l’administration duquel était formulé le recours, va dire qu’il a bien fait. NON, du moins personne ne s’est prononcé sur cette question au fond. Le juge administratif a juste dit qu’il n’y avait pas d’urgence à traiter cette affaire, en tant qu’elle n’entravait pas l’exercice de libertés fondamentales. Cela renvoie à sa définition restrictive des libertés, et à une permission de les enfreindre si ce n’est pas trop grave.

Je précise donc que je ne ferai pas appel de cette décision du bureau d’aide juridictionnelle, et que j’abandonne mon action pour faire valoir que les libertés politiques et individuelles n’ont pas été respectées dans le cadre de la préfiguration de la rénovation urbaine du quartier de Grand-Vaux à Savigny-sur-Orge ! Mais que je n’arrête pas pour autant, avec d’autres formes d’actions qui sont en cours parce que la Loi n’est quand même pas respectée !





2 réponses à « Quand le Bureau d’aide juridictionnelle se fait juge de cassation »

  1. Avatar de eriberto barbarito
    eriberto barbarito

    Voilà un prejugement qui a pour effet d’essayer de te limiter dans tes contestations. Tu peux faire appel et expliquer en quoi il se trompe, ça serait le meilleur moyen pour leur dire qu’on est pas dans un état de droit, et que de fait seulement les personnes ayant des moyens peuvent protéger leur intérêts. Les autres ne sont rien comme le dit leur cher président.

    1. Avatar de Olivier VAGNEUX

      Cela n’empêche pas que le BAJ se fait quand même juge de cassation.

      Et j’ai déjà gagné des affaires pour lesquelles le BAJ m’avait refusé l’AJ.

      Et perdu d’autres pour lesquelles ils me l’avaient accordé.

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