A chaque public sa version de la rénovation. Ce mercredi 13 décembre 2017, le maire de Savigny-sur-Orge recevait des représentants des différents syndics de la copropriété de Grand-Vaux (à 18 h 30 en salle des mariages). Et face aux contestations des propriétaires, Eric MEHLHORN a annoncé un troisième et un quatrième scénario, plus respectueux de la propriété de l’association syndicale libre du Domaine de Grand-Vaux, mais toujours très discutable !
Plusieurs griefs étaient portés par les habitants : la nouvelle route dite des sables qui va causer des nuisances, les constructions sur les terrains de la copro qui nécessiteraient des expropriations, la destruction d’un certain nombre d’espaces verts, une sorte de chantage qui serait exercé sur les habitants en leur disant qu’ils n’auraient pas le droit aux subventions de l’ANAH (Agence nationale de l’Habitat) s’ils n’acceptaient pas l’ANRU ; qui du moins est perçu comme tel.
Donc le maire a rappelé que rien n’était fixé ; comme il avait aussi dit en Conseil municipal que l’atelier du 6 décembre était là pour décider des invariants. Que la route serait en fait un chemin (donc plus question de rejoindre Marc-Sangnier). Qu’ils vont faire moins de constructions sur la partie copro pour préserver les espaces verts (donc qu’ils vont les faire ailleurs) ; enfin, il a rétabli un semblant d’explications sur les subventions de l’ANRU et de l’ANAH.
Finalement, c’est donc à celui qui gueulera le plus fort qui risquera de se faire le mieux entendre. Et de déplorer les actions de pression qui ne manqueront pas d’avoir lieu de la part de chacun. Mais la réaction du maire n’est que pur électoralisme, en tant que la rénovation urbaine possède caractère d’utilité publique, donc autorise à exproprier les terrains pour faire ce que l’ANRU veut. Donc finalement, ils ne font que rechercher une solution négociée et amiable…
L’État est vraiment impuissant et spectateur en tant qu’il laisse tout dire. Et personne ne semble poser la question de la cohérence. Pour avoir leurs 500 logements supplémentaires, ils vont donc devoir densifier l’actuelle partie locataires, donc concentrer la population, donc finalement recréer un ghetto par souci de massification de l’habitat. Imbéciles rénovateurs qui justifient la construction supplémentaire en écrivant qu’il y a 57 logements par hectare quand le protocole dit 81,5…
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