LE SAVINIEN TAQUIN

Le libre journal d'Olivier VAGNEUX · 06.51.82.18.70 · olivier@vagneux.fr

Tout ce que je ne respecte pas dans la Présentation générale du missel romain (PGMR)

Oui, je suis un mauvais chrétien parce que je refuse de dire « Parole du Seigneur » après chaque lecture, refusant d’affirmer que c’est l’Esprit saint qui a écrit la Bible. Mais ce n’est pas la seule règle de la PGMR que j’enfreins. Et pour vous montrer que je suis vraiment un très mauvais chrétien, j’ai entrepris de lister tout ce que je fais mal. À voir maintenant si les bons chrétiens, qui me font ces reproches, respectent vraiment toute la PGMR…


19. Il lui est donc recommandé de célébrer même chaque jour le sacrifice eucharistique, s’il le peut.

==> Je ne vais pas à la messe tous les jours, alors que je pourrais certainement !


29. Lorsqu´on lit dans l´Église la sainte Écriture, c´est Dieu lui-même qui parle à son peuple, et c´est le Christ, présent dans sa parole, qui annonce l’Évangile.

==> Je crois que la sainte Écriture est un corpus, délimitant des textes écrits par des Hommes, qui racontent leur relation à Dieu.


41. Le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, doit, toutes choses égales d’ailleurs, occuper la première place. (…)

Il est nécessaire que ces fidèles sachent chanter ensemble, en latin, sur des mélodies assez faciles, au moins quelques parties de l´Ordinaire de la messe, notamment la profession de foi et l´oraison dominicale.

==> Je ne chante pas grégorien et mon latin n’est pas assez développé, tant pour la profession de foi que pour l’oraison…


43. Ils s´agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé, l´exiguïté des lieux ou le grand nombre des participants ou d´autres justes raisons ne s´y opposent.

Il appartient toutefois à la  Conférence des évêques d´adapter les gestes et les attitudes décrits dans l’Ordinaire de la messe à la mentalité et aux justes traditions des peuples, selon la norme du droit. On veillera cependant à ce qu´ils correspondent au sens et au caractère des différentes parties de la célébration. Là où il est de coutume que le peuple demeure à genoux depuis la fin du Sanctus jusqu’à la fin de la Prière eucharistique, et avant la communion quand le prêtre dit Ecce Agnus Dei (Voici l’Agneau de Dieu), il sera bon de conserver cette coutume.

==> Même si la conférence des évêques de France a conservé la coutume, tout en laissant chacun libre de faire ce qu’il veut, je crois que la position de ressuscité est debout, et que Dieu se moque qu’on soit à genoux.


59. Après chaque lecture, le lecteur dit une acclamation à laquelle répond le peuple rassemblé, accordant ainsi honneur à la parole de Dieu accueillie dans la foi et dans un cœur reconnaissant.

==> Je crois qu’il n’y a pas besoin de cela pour honorer la parole de Dieu.


66. L’homélie doit être faite habituellement par le prêtre célébrant lui-même ou par un prêtre concélébrant à qui il l’aura demandé, ou parfois aussi, si cela est opportun, par un diacre, mais jamais par un laïc.

==> Ô combien je pense qu’il serait parfois préférable qu’elle soit faite par un laïc…


82. En ce qui concerne le signe de la paix à transmettre, la façon de faire sera décidée par les Conférences des évêques, selon la mentalité et les us et coutumes de chaque peuple. Il convient cependant que chacun souhaite la paix de manière sobre et uniquement à ceux qui l’entourent.

==> Non, je me déplace pour partager au plus cette paix.


91. C´est pourquoi tous, ministres ordonnés ou fidèles laïcs, en accomplissant leur fonction ou leur office, feront tout ce qui leur revient, et cela seulement.

==> Je ne réclame pas d’accomplir ces offices, et je fais ce qui a sens pour moi.


95. Ils éviteront donc toute espèce de particularisme ou de division.

==> Quel est alors le sens de ce que nous faisons ?


97. Les fidèles ne refuseront pas de se mettre avec joie au service du peuple de Dieu, chaque fois qu´on leur demande d´exercer un ministère ou une fonction particulière dans la célébration.

==> Je refuse notamment de faire deux choses au cours de la même célébration, et je pense que chacun devrait en faire de même.


 101. A défaut de lecteur institué, d’autres laïcs seront appelés pour proclamer les lectures de la sainte Écriture, à condition qu’ils soient vraiment aptes et soigneusement préparés à accomplir cette fonction, pour que, à l’écoute des lectures divines, les fidèles, dans leur cœur, éprouvent du goût et un vif amour pour la sainte Écriture.

==> Suis-je vraiment apte et ai-je été préparé ?


117. L´autel sera couvert d’au moins une nappe de couleur blanche. Sur l´autel ou alentour, on mettra des chandeliers avec des cierges allumés : au moins deux pour toute célébration, ou même quatre, ou six, surtout s’il s’agit de la messe dominicale ou d’une fête de précepte, ou encore sept si c´est l´évêque du diocèse qui célèbre.

==> Quand je prépare la messe du dimanche, remplaçant le sacristain, je n’en mets que trois…


118. Il est très souhaitable de recouvrir le calice d´un voile qui peut être de la couleur du jour ou de couleur blanche.

==> Quand je prépare la messe du dimanche, je ne mets pas de voile sur le tabernacle…


128. A la fin, le lecteur dit l’acclamation : Verbum Domini (Parole du Seigneur), et tous répondent : Deo gratias (Nous rendons grâce à Dieu).

==> La lecture n’est pas naturellement Parole du Seigneur, mais elle le deviendra en fonction de ce qu’en fera le Peuple de Dieu.


137. Aux mots (du Symbole de Nicée) : Et incarnatus est (Par l’Esprit Saint, il a pris chair), etc. tous s´inclinent profondément; et, aux solennités de l´Annonciation et de Noël, tous font la génuflexion.

==> Je ne le fais jamais.


140. Il est bien que la participation des fidèles se manifeste par l´offrande du pain et du vin pour la célébration de l´Eucharistie, comme par d´autres dons destinés à subvenir aux besoins de l´Église et des pauvres.

==> Parfois, j’oublie d’avoir de l’argent pour la quête.


154. En se donnant la paix, on peut dire : Pax Domini sit semper tecum (Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous), à quoi on répond : Amen.

==> Je dis : « La paix du Christ »


160. Les fidèles communient à genoux ou debout, selon ce qu’aura établi la Conférence des évêques. Quand ils communient debout, il leur est recommandé, avant de recevoir le Sacrement, de faire un geste de vénération approprié, que la Conférence des évêques aura établi.

==> Pourquoi ce cinéma ? Est-ce que Dieu nous aimera plus ?


162. Pour distribuer la communion, (…) le prêtre peut faire appel pour l’aider à des ministres extraordinaires,

Ces ministres ne doivent pas avancer vers l’autel avant que le prêtre ait communié. Ils recevront toujours de sa main les saintes espèces eucharistiques à distribuer aux fidèles.

==> Oups, je monte dans le chœur au moment de l’Agneau de Dieu.


166. Une fois achevée la prière après la communion, on fera, si c´est utile, de brèves annonces au peuple.

==> Quand j’étais dans l’équipe animatrice, je profitais du temps mort de la « vaisselle liturgique »…


274. La génuflexion, en fléchissant le genou droit jusqu’à terre, signifie l’adoration ; elle est donc réservée au Saint-Sacrement, et à la sainte Croix depuis l’adoration solennelle faite au cours de l’action liturgique du Vendredi saint jusqu’au début de la Veillée pascale.

Autrement, tous ceux qui passent devant le Saint-Sacrement font la génuflexion sauf s’ils s’avancent en procession.

==> Je ne fais que m’incliner en passant devant le tabernacle. Et je ne le fais qu’une fois en plus.


275. L’inclination signifie le respect et l’honneur que l’on doit aux personnes elles-mêmes ou à leurs représentations. Il y a deux espèces d´inclination: celle de la tête et celle du corps.

a) On incline la tête lorsque les trois Personnes divines sont nommées ensemble, aux noms de Jésus, de la bienheureuse Vierge Marie, et du Saint en l´honneur de qui on dit la messe.

b) On incline le corps, par ce qu´on appelle l´inclination profonde: devant l´autel, aux prières Munda cor meum (Purifie mon cœur) et In spiritu humilitatis (Humbles et pauvres); dans la récitation du Symbole, aux mots Et incarnatus est (Par l´Esprit Saint, il a pris chair); et dans le Canon romain, aux mots Supplices te rogamus (Nous t’en supplions).

==> Je n’incline pas la tête au bon moment ; ni le corps à certaines prières…


280. Si une hostie ou une parcelle tombait, on les ramasserait avec respect; si du vin consacré se répandait, on laverait l´endroit avec de l´eau, et cette eau serait ensuite jetée dans la piscine de la sacristie.

==> Je jette cette eau dans le jardin.


287. Si la communion au calice se fait par intinction, le communiant, tenant le plateau de communion au dessous de sa bouche, s´approche du prêtre qui tient le vase  contenant les saintes espèces, alors qu’à son côté se tient le ministre qui porte le calice. Le prêtre prend une hostie, la trempe en partie dans le calice, et, en la lui montrant, dit : Corpus et Sanguis Christi (Le Corps et le Sang du Christ). Le communiant répond Amen, reçoit du prêtre le Sacrement dans la bouche, puis il se retire.

==> Je ne communie jamais à la bouche. Quelle serait sinon la part de participation du Peuple de Dieu dans cette action de devenir « corps du Christ » ?


339. Les acolytes, les lecteurs et les autres ministres laïcs peuvent porter l´aube ou un autre vêtement approuvé dans leur région par la Conférence des évêques (cf. n. 390).

==> Et de plus en plus de prêtres tiennent à cette règle, notamment à la cathédrale où c’est aube pour tout le monde…


352. Puisque des facultés multiples sont offertes pour le choix des différentes parties de la messe, il est nécessaire qu´avant la célébration, le diacre, les lecteurs, le psalmiste, le chantre, le commentateur, la chorale, chacun pour sa partie, sache bien quel texte, en ce qui le concerne, va être employé, et que rien ne soit laissé à l´improvisation du moment

==> Il arrive que je proclame des lectures sans les avoir préalablement lues (parce qu’on me les demande juste avant).


355. Là où les fidèles sont attachés aux mémoires facultatives de la bienheureuse Vierge Marie ou des saints, il satisfera leur légitime piété.

==> C’est le moment où je me barre parce que j’ai ma claque de la mariolâtrie.


383. On encouragera les fidèles, surtout les membres de la famille du défunt, à participer, y compris par la communion, au sacrifice eucharistique offert pour le défunt.

==> Pour mes obsèques, je ne veux pas de prêtre, donc il n’y aura pas d’eucharistie.


397. On observera aussi le principe, selon lequel chaque Église particulière doit être en accord avec l’Église universelle, non seulement sur la doctrine de la foi et sur les signes sacramentels, mais aussi sur les usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue. On doit les observer non seulement pour éviter les erreurs, mais pour transmettre l’intégrité de la foi, car la règle de la prière (lex orandi) de l’Église correspond à sa règle de foi (lex credendi)

==> Donc je ne suis pas d’accord ni avec mon Église locale ni avec l’Église universelle…



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