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Que retenir des élections sénatoriales de 2017 en Essonne ?
1. Que l’UDI réussit à rassembler chez LR pour être la première force politique chez les grands électeurs
2. Que la gauche ne va pas si mal qu’elle en donne l’image, et qu’elle aurait même pu obtenir deux sénateurs si elle ne s’était pas autant divisée.
3. Que La République en marche aurait pu avoir un sénateur s’ils avaient soutenu la liste dissidente LREM, qui fait finalement élire un divers-gauche.
- Le plus grand bide se trouve chez LR qui n’obtient que 20 % malgré la présence sur la liste du président du Conseil départemental et du président de la section départementale de LR pour la pousser. En cause, de mauvais candidats éligibles, dont une tête de liste qui ne voulait même pas se revendiquer LR. Le vrai problème de cette liste était sa composition, sans réflexion politique, pour essayer de caser deux candidats et s’en débarrasser.
- La dissidente LR Geneviève COLOT n’aura réalisée qu’une brève aventure personnelle, sûrement dans l’espoir de goûter à nouveau aux palais de la République. Raté…
- La dissidente LR Caroline PARÂTRE ne s’en sort pas trop mal, avec un score honorable. Elle se place pour la suite, et pourra toujours faire valoir ce score. C’est un beau coup de poker, qui à n’en pas douter, aura quand même été préjudiciable aux LR officiels. Mais ça n’aurait pas été suffisant pour rattraper l’UDI donc ça s’auto-justifie !
- L’UDI Vincent DELAHAYE prouve ses talents de fin manœuvre : le soutien de 76 maires. C’est le retour du centre à ses grandes heures ! Il double son score de 2011 ! Il manque les 3 sénateurs de peu, du fait que trop d’élus LR ont quand même respecté les consignes de vote pour la liste officielle.
- Le divers-gauche Olivier LEONHARDT sauve l’honneur de la gauche. Il ne pouvait pas faire mieux, coincé entre les vallsistes du PS qui se sont ramassés et les marcheurs, qui ne réalisent pas un trop mauvais score, mais souffraient d’un manque de notoriété et d’une tête pour les distinguer.
- Les communistes ne s’en sortent pas trop mal, pour le coup. Mais on est loin de l’Essonne de la ceinture rouge. Il en reste malgré tout quelques traces.
- Les écologistes font acte de présence mais ne pèsent plus rien.
- Enfin, le Front national quadruple son score de 2011 grâce à ses quelques élus des municipales, mais cela reste négligeable.
La droite et le centre pouvaient espérer 4 sénateurs, et c’est effectivement ce qu’ils ont obtenu.
Avec 63 % de grands électeurs, ils pouvaient difficilement viser les 5, mais l’ordre d’arrivée aurait pu être différent si LR s’était montrée un peu plus fine. Ces résultats vont-ils faire pousser des ailes à l’UDI en vue des prochaines municipales ? Ils pourront en tout cas demander plus de postes !
Manuel VALLS semble définitivement isolé et minoritaire jusqu’en Essonne. La tentative de Carlos DA SILVA d’améliorer sa place, l’enfonce encore plus… Le PS est devenu un problème ; il faut attendre de voir comment les élus aujourd’hui divers-gauche vont rebondir, et il y a fort à craindre qu’ils se réduisent, par manque d’organisation.
LREM n’a pas encore pris. Il faudra attendre de voir s’ils percent aux prochaines municipales, même si les risques sont grands que la baudruche ait dégonflé d’ici là.
Remarquons enfin qu’il y a quand même eu 4 % d’abstention, alors que le refus de vote est théoriquement sanctionné d’une amende de 100 €. Une mesure rare, qui n’est que rarement appliquée.


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