On pourrait aussi intituler cet article : « Quand le cabinet SEBAN et associés produit un faux en écriture publique commis par la Ville de Savigny-sur-Orge ».
Encore un faux en écriture publique !
Ce n’est pas le premier que je dénonce, et j’ai la faiblesse de penser que ce n’est pas le dernier.
Commençons plutôt cet article par un jeu : Saurez-vous trouver en quoi le compte-rendu de la séance du Conseil municipal de Savigny-sur-Orge du 17 juin 2015 (deuxième document) est un faux ? (Deux réponses admises)
Indice : vous pouvez vous aider d’une information présente sur le premier document.
La solution
Comme vous lisez sur le premier document, Mme BERNET et M. SÉNICOURT ont été officiellement présents jusqu’à la première suspension.
Cette première suspension est intervenue à 20 h 38 selon le compte-rendu officiel de la séance, utilisé comme pièce par le cabinet d’avocats SEBAN et associés.
Pourtant, avant même cette première suspension de séance à l’issue de laquelle les deux élus ne sont plus là, donc avant 20 h 38, ils arrivent à annoncer, en parlant au passé, qu’ils ont quitté la salle du Conseil municipal à 20 h 45 !!!
Donc ce n’est pas possible, donc ce document est un faux en tant qu’il ne retranscrit pas fidèlement le compte-rendu de la séance du 17 juin 2015 !
Les lecteurs les plus attentifs auront en plus remarqué que si le huis clos avait réellement été voté au début de la séance, (là aussi, la chronologie n’est pas respectée), donc avant 20 h 38, il n’y aurait pas pu y avoir de reprise possible en dehors du régime du huis clos à 21 h 11. Or, le vote du huis clos n’a pas eu lieu en début de séance mais bien au moment de la première reprise entre 21 h 11 et 21 h 12 ! Ce que la presse confirme par ailleurs.
Enfin, l’intervention commençant par « Madame Lydia BERNET et moi-même » ne peut pas être celle de Lydia BERNET, en toute cohérence…
Pourquoi ce faux ? Deux hypothèses
- On peut imaginer un rajout a posteriori à la demande des deux élus concernés, de manière à justifier leur départ. Nous étions là mais nous avons fait le choix de partir. Cependant, cela n’aurait pas pu prendre la forme d’une telle intervention à ce conseil là, à cette minute là et en citant ces horaires. Dans tous les cas, et si cela avait été une demande des élus concernés, le maire aurait dû la refuser. Il ne l’aurait pourtant pas fait.
- La deuxième hypothèse est d’y voir un rajout de l’administration municipale de manière à expliquer que les deux élus sont là au début puis n’y sont plus. Sauf que les deux élus n’ont jamais pu dire cela, sous cette forme et à ce moment là. C’est donc une réécriture de l’Histoire, qui n’a rien à faire sur ce document officiel, qui n’a pas vocation à dire ce qu’on voudrait qui soit dit, mais à relater ce qui s’est vraiment passé… Et elle se fait sous l’autorité d’Éric MEHLHORN, chef de l’administration…
Sur le problème général des faux en écriture publique
À Savigny-sur-Orge, le maire est nu, mais personne n’ose lui dire (entre nous, ça m’arrange).
Comme dans le conte d’ANDERSEN (Les habits neufs de l’empereur), Éric MEHLHORN est entouré de courtisans ; soit trop nuls pour se rendre compte des bourdes qu’il commet, soit trop soumis pour oser lui faire remarquer qu’il ne procédè pas comme il devrait.
Toujours est-il que cela fait quelques séances de conseils municipaux que lorsqu’il est question d’approuver le compte-rendu de séance de la réunion précédente ; et toujours lorsqu’un conseiller municipal d’opposition fait remarquer que son intervention a été déformée (c’est sûr que vous trouverez difficilement une intervention d’un élu de la majorité), MEHLHORN ne peut s’empêcher de répondre que les élus n’ont qu’à envoyer le texte de leurs interventions.
MAIS NON !!! CENT FOIS NON !!! SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI !!! AAAAAAH !!! VINGT-DEUX ANS QU’IL EST ÉLU ! QUATRE MANDATS INDEMNISÉS À SON ACTIF. ET IL NE COMPREND TOUJOURS PAS !!!
De fait, on en arrive à des incohérences comme celle-ci, qui dans le cas présent porte à conséquence. Il ne nous reste donc plus qu’à nous demander pourquoi les élus d’opposition ont accepté que cela figure au compte-rendu sous cette forme puisque ce document est approuvé lors d’un des deux conseils suivants), ce qui les décrédibilise… Et force est de reconnaitre que Éric MEHLHORN laisse passer cela, et sûrement qu’il s’en fout comme de beaucoup d’autres choses…
Personnellement, j’ai la faiblesse de trouver que cette légèreté n’est pas sérieuse pour un maire. Mais vous, qu’en pensez-vous ? J’ose espérer que si les Saviniens se rendaient compte de toutes ces erreurs, ils voudraient changer de maire mais même pas… À cause de nos propres faiblesses, on tolère que nos dirigeants soient moins bons que nous ; bon, ben, faut arrêter de s’étonner que la politique est nulle et que nos élus nous laissent dans nos tristes situations…




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