Depuis ce matin, j’entends beaucoup de personnes s’étonner que mon électorat de base situé habituellement autour de 900 voix, se soit effondré pour passer à 269 voix lors de cette élection. Nous allons essayer de répondre à cette question, qui personnellement ne me traumatise pas. Au contraire de mes défaits aux municipales de 2014 et aux départementales de 2015, je ne le vis pas mal et je me sens presque plutôt soulagé…
En avant propos, beaucoup de personnes voudraient que la réponse soit que c’est parce que je suis trop violent dans mes écrits, et que j’envoie une image trop négligée (pas assez d’assise professionnelle par exemple, trop tourné vers le bénévolat et le catholicisme).
Nous passerons sur le problème du livret non distribué car mon électorat savinien me connaît, et pour une partie me suit sur ce blog. Mais alors pourquoi ???
1. L’abstention
Elle m’est manifestement défavorable, car je pense que les gens qui peuvent apprécier ce que je fais au quotidien ne se sentent pas la même obligation d’aller voter que ceux qui soutiennent (même idéologiquement) un parti. De toute façon, mon engagement perdure.
2. Le vote utile
L’affiche du deuxième tour était connue à l’avance. Deux de mes colistiers des municipales m’avaient d’ailleurs dit qu’ils voteraient RÉDA plutôt que moi pour faire barrage à la gauche…
3. Le créneau sur-saturé
Douze candidats. Quand j’incarne d’habitude le vote défouloir de ceux qui ne veulent pas de partis, ça passe. Mais quand il y a six autres petits candidats, c’est plus dur…
4. La place de jeune déjà occupée
La concurrence avec Robin était rude, et je n’ai pas son bagage électif, ni son expérience. Donc pour ceux qui voulaient un jeune, c’était Robin.
5. Le non-vote des étrangers communautaires
L’argument ne vaut que pour les municipales, mais ce type d’élection ne permet pas à mes soutiens européens de voter pour moi.
Je paie enfin le contexte qui n’épargne pas Savigny. Les électeurs veulent du MACRON pour pousser le déblocage de la France. En étant dans son opposition, je ne suis pas sexy, alors qu’à Savigny, c’est justement moi qui pousse pour débloquer la ville.

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