Il est 15 h 46 ce dimanche 2 avril 2017. Marchant sous un beau soleil, j’aperçois au niveau du plus célèbre restaurant franco-portugais de Savigny deux de mes amies : Anne-Marie et Françoise, qui se révéleront être de dangereuses « anarchistes de la santé ». Les deux femmes font signer une pétition contre la fermeture des hôpitaux du Nord-Essonne. Mais tel n’est pas du goût de la Police municipale qui cherche à les en empêcher.
J’ai donc très envie d’assister à la scène qui va suivre, d’autant plus lorsque Françoise qui ne se laisse pas faire demande au Policer municipal de lui apporter copie du document officiel qui l’empêcherait de faire signer sa pétition. Huit minutes passent, le nombre de policiers autour de nous passe de un à quatre, et enfin, le chef de la Police municipale arrive avec un document qui n’interdit absolument pas de faire signer des pétitions. Grande jubilation assurée à sa lecture !
En effet, la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen dit en son article 5 que :
La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.
Donc faire signer des pétitions n’est pas interdit, ni empêcher mes amies de faire signer la leur, qui plus est d’intérêt général, car si l’hôpital de Juvisy finit par être vendu, c’est soit que nos élus sont trop cons, soit plutôt qu’ils auront été corrompus ! Finalement, la Police municipale justifie qu’on se connaît, qu’on n’est pas méchant et qu’ils ont du travail pour s’éloigner tout en gardant un œil vers mes amies, en espérant qu’elles ne continuent pas même s’ils ne peuvent rien.
Si donc il était normal que les mélenchonnistes soient interdits de distribution, et j’en ai croisé à l’intérieur de la brocante, preuve que malgré les 2000 euros donnés à une compagnie de sécurité privée, tout le monde peut passer et faire n’importe quoi ; je ne suis pas certain que les policiers municipaux aient été dans leur droit de sortir Bernard BLANCHAUD (qui selon eux, et pour justifier de sortir mes amies, avait aussi tenté de la dangereuse politique sur la brocante).
Par contre, il y a une politique qui ne pose aucun problème : c’est celle du maire en campagne pour Robin RÉDA, qui sait qu’il sera maintenu à Savigny si RÉDA est élu député car trop inoffensif pour faire un jour de l’ombre à RÉDA. La preuve, à force de faire du copier/coller des arrêtés municipaux d’une année à l’autre, MEHLHORN a oublié le précédent de 2015, lieu d’expression du Collectif Sauvons l’enfance, et n’a donc pas interdit les pétitions sur la brocante.
Finissons par une petite devinette : quel est la seule boutique du Boulevard Aristide-Briand, n’exposant pas elle-même devant sa porte et devant laquelle il n’y a pas eu de stand de particulier ? La fédération des Républicains de l’Essonne… Et finalement, pour avoir observé la scène, ça a été plutôt très mal apprécié ; notamment le fait que ce soient deux maires candidats car dans l’esprit des gens, il y a cumul des mandats (alors que la Loi l’interdit désormais…)




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