Épilogue d’un long feuilleton sur les factures impayées : la gauche a effectivement pratiqué la cavalerie budgétaire pour repousser certaines factures d’un exercice à l’autre. Pour obtenir cette confirmation, le Département a mis en place une mission d’information et d’évaluation (un comité Théodule qui a donné l’impression à quelques élus de travailler). Et après, on fait quoi ? Rien du tout, la droite ne va pas dénoncer la gauche…
Alors pourquoi la droite ne va pas dénoncer la gauche ? Parce que la droite ne vaut pas mieux que la gauche par exemple lorsqu’on regarde qui elle embauche ! Peut-être qu’un certain conseiller municipal de Savigny est la personne la plus compétente sur un thème en France ? Mais c’est quand même étonnant que cette dernière ait, comme par hasard, été embauchée par le Conseil départemental de l’Essonne pour aider le maire de Savigny dans sa mission ?
Voilà pourquoi je dis qu’il faut arrêter de voter pour des partis. Parce qu’il existe trop de moyens de faire pression sur eux pour les rendre incompétents. Parce qu’il existe trop d’arrangements entre amis. Et si aujourd’hui, les gens veulent LE PEN ou MACRON, c’est parce qu’ils ont l’impression qu’ils font de la politique autrement sans appartenir à ce pot pourri où chacun tient l’autre par un endroit sensible de son anatomie. La droite me déçoit beaucoup.
D’une part parce que DUROVRAY, le président du Conseil départemental, avait élaboré toute une communication basée sur la fermeté et la punition des actes délictueux. Il n’en sera rien. D’autre part, parce que finalement, quand on connaît les ravages d’une mauvaise austérité, cela encourage à frauder comme faisait la gauche, alors même que c’était couvert par l’État ! Au moins, la majorité de droite pourra-t-elle se présenter comme celle qui aura sauvé les finances.
Sauf que la plupart des électeurs retiendront que c’est elle qui a augmenté les impôts, et qu’ils perdent les voix des gens comme moi qui contestent les discours qui ne sont pas suivies d’actes. Parce que si la gauche est nulle d’avoir pratiqué la cavalerie budgétaire et les embauches de complaisance, la droite l’est tout autant même si elle ne pratique que les embauches de complaisance. Force est de le reconnaître au moins par honnêteté intellectuelle.
Savigny-sur-Orge, le 15 février 2017
Monsieur le président du Conseil départemental,
Dans le dernier bulletin d’Essonne, l’actualité de notre département (n°9 – février/mars 2017), l’encart de la page 10 sur les factures impayées a retenu mon attention.
Début 2016, vous nous informiez du dépôt d’une plainte contre X pour faux en écriture publique, ciblant plus particulièrement l’ancienne majorité, selon le Parisien.
Aujourd’hui, vous nous annoncez qu’une mission d’information et d’évaluation a conclu qu’il y avait bien eu des pratiques de cavalerie budgétaire pour 101,3 M €.
C’est tout ? N’y aura-t-il donc pas de sanctions ? Toute cette communication depuis plus d’un an juste pour nous dire que ce sont des pratiques « plus que contestables » ?
De là, comment croire qu’un point final a été mis à ces pratiques ? Puisque finalement, ni l’État ni la nouvelle majorité départementale n’ont de moyen de sanctionner cela ?
En quoi l’équilibre budgétaire est-il plus durable aujourd’hui qu’hier, puisque de toute façon, l’État tolérait cette pratique de cavalerie…
En tant que contribuable, je ne comprends toujours pas que le compte de gestion n’ait pas mis en lumière un fonctionnement sur 11 mois au lieu de 12 ? À quoi sert la DDFIP ?
Par ailleurs, j’aurais tendance à attendre des sanctions de la part de la nouvelle majorité, ce sans quoi elle se rendrait complice des agissements de la précédente…
Des agissements que ses élus à commencer par Éric MEHLHORN, mon Conseiller départemental, ne pouvaient ignorer s’il avait fait son travail d’élu de contrôle de la précédente majorité…
Je trouve donc votre encart très léger et je vous demande pour l’exemple de mettre la précédente majorité face à ses responsabilités, pénales s’il y en a. Que devient par exemple cette fameuse plainte contre X ?
Je vous prie de croire, Monsieur le président, en l’expression de ma considération distinguée.
Olivier Vagneux


Répondre à Jean-Marie CORBIN Annuler la réponse.