Une pétition en ligne (que j’ai signée et que je vous encourage à signer) a été créée ce mardi 11 octobre pour dénoncer la désertification médicale de Savigny. Elle vise à interpeller le maire pour qu’il installe ou facilite l’installation de jeunes médecins. Malheureusement, Éric MEHLHORN ne voit pas si loin. En janvier 2016, il disait : « Ah mais on va pas faire une maison médicalisée à Savigny parce que celle de Juvisy ne fonctionne pas.«
https://www.change.org/p/mr-le-maire-du-91600-desertification-medicale-du-91600
Nombreux sont d’ailleurs les Saviniens à m’interpeller sur la question de la santé. Mais à mon échelle, je n’y peux rien. J’avais par exemple proposé l’installation d’une maison médicalisée rue Roger-Salengro, mais le maire a préféré en faire une maison des anciens combattants. MEHLHORN est le premier à se servir de sa famille pour dénoncer le manque de spécialistes à Savigny, mais il ne fait rien pour en faire venir plus, voire même il dissuade ceux qui veulent.
En réalité, le maire mise sur le fait que les médecins actuels resteront jusqu’en 2020, date à laquelle il finira son premier mandat, cela au nom de leur « conscience professionnelle« . Et puis après, ce sera à son successeur de se débrouiller. Avec un peu de chance, le centre de santé de Grand-Vaux (une sorte de dispensaire) sera fini avant 2024. En attendant, nous sommes passés de 18 médecins en 2013 à 11 au début 2016, et la plupart sont bientôt en âge de partir…
Alors moi, 24 ans, comme la plupart des Saviniens jeunes et rarement malades, je m’en fous d’avoir un médecin traitant ; c’est un nom pour les déclarations. J’espère quand même que d’ici 2017, date de mes prochains rappels de vaccination, mes pharmaciens de parents auront obtenu le droit de vacciner et que je leur ferai faire (gratos), parce qu’entre nous, je ne crois pas à une installation miracle d’un nouveau cabinet médical ou d’une maison médicalisée.
Ce qu’il faut quand même savoir, c’est qu’il y a eu un médecin qui en 2015 a voulu ouvrir un cabinet sur le haut du boulevard Aristide-Briand. Il a sollicité la mairie et on lui a répondu assez franchement qu’on ne l’aiderait pas pour aménager son cabinet aux normes d’accessibilité aux personnes handicapées. Quant au stationnement, bonjour chez vous. Alors imaginer demander des aides de l’État pour les déserts médicaux, comme a refusé de le faire le maire en 2015 !
Parce que l’Agence régionale de santé avait bloqué des crédits auxquels nous étions éligibles, et il fallait juste remplir un dossier en indiquant nos projets de santé. Mais comme la Ville n’en avait pas, elle n’a pas répondu et on a raté la subvention. De là, comment pourrait-il reprendre les idées que je défendais en 2014 : exonérations de charges pour le loyer, mutualisation du travail administratif de secrétariat médical dans un lieu dédié, publicité (même si elle se ferait naturellement) et recherche d’aides financières pour aider à l’installation…
En conclusion, mieux vaut ne pas être malade à Savigny, d’autant que l’hôpital de Juvisy devrait effectivement fermer en 2024. Actuellement, mon seul espoir de citoyen reste donc qu’un médecin se dise « je vais venir habiter à Savigny » et puis qu’il ouvre un cabinet pour travailler près de chez lui. Mais si en même temps l’État ne résout pas très vite la question du numerus clausus, alors comme l’autre de la publicité, nous pourrons dire : « on est mal« , plus qu’on ne l’est déjà !
https://www.change.org/p/mr-le-maire-du-91600-desertification-medicale-du-91600


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