Au vu des différentes controverses provoquées par le projet de loi Égalité et citoyenneté, je pense que nous n’allons avoir que du bon dans ce dernier grand texte sociétal, à défaut d’être économique, qui sera adopté sous cette mandature. J’y remarque même qu’on tape sur les anti-IVG (que je ne soutiens pas) qui sont encore restreints dans leur expression. Allez, continuons d’engranger des frustrations pour faire monter la haine.
Ce qui n’est encore qu’un amendement propose de faire condamner ceux qui « mettent à disposition ou transmettent des contenus – notamment sur Internet – afin de dissuader les femmes de pratiquer de tels actes. » Déjà, remarquons déjà que Google met principalement à disposition des sites neutres sur la question, donc même s’il existe des sites fachos pour tromper ou dissuader de pratiquer l’IVG, il faut d’abord épuiser un point de vue objectif.
Ma position personnelle sur l’IVG de confort
Moi, j’en ai marre qu’on me dise ce que je dois penser tout le temps et partout. J’ai reçu une éducation ouverte de la part de l’école et de mes parents pharmaciens. Je sais que le préservatif coûte 0,20 € et je sais où en acheter. Je crois d’un point de vue masculin qu’il faut prendre ses responsabilités : si je mets une femme enceinte parce que je ne me suis pas protégé, ben j’assume et je n’utilise pas l’argent du contribuable pour la faire avorter. Après, chacun fait comme il le veut et s’arrange avec sa conscience, et je ne parle pas ici du viol (je n’ai encore jamais violé personne) ni de l’avortement thérapeutique (auquel je n’ai pas été confronté).
Les conditions précises de ce délit (qui doivent être cumulées)
Le contenu litigieux doit contenir des allégations, indications ou présentations faussées de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur la nature, les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse ; ET exerçant des pressions psychologiques sur les femmes s’informant sur une interruption volontaire de grossesse ou sur l’entourage de ces dernières. ==> Qu’est-ce que l’erreur ?
L’hypocrisie de notre monde
En réalité, si on reste mal à l’aise vis-à-vis de l’IVG, c’est parce qu’on fait semblant de se dédouaner qu’il n’y a pas de mort parce que l’enfant, à son stade de développement n’en est pas encore un. Bien sûr, ce n’est pas un meurtre ou un crime, comme lorsqu’un soldat en tue un autre qui pourrait en tuer d’autres, mais c’est quand même une mise à mort, tout comme l’euthanasie qui est aussi une mise à mort. On pourrait encore discuter de la question des ovocytes surnuméraires ou des cellules souches inemployées. Mais surtout à côté de tout cela, on refuse d’appliquer la peine de mort pour les terroristes parce qu’on n’est pas vraiment sûrs qu’ils soient coupable, et puis surtout qu’on n’est pas des barbares comme eux.
Je suis vraiment attristé qu’on n’apprenne plus à penser aux personnes. Non, ils sont trop cons donc la Loi va leur dire ce qu’ils doivent penser. L’ennui avec cela, c’est un risque de ne plus entendre nulle part que chez certaines femmes, l’avortement s’est accompagné d’une dépression, ou que chez d’autres, elles n’ont jamais plus pu avoir d’enfants, ce qui est factuellement vrai. Donc pour ne pas dissuader, on ne parle plus des inconvénients ou des risques, et puis on se retrouve avec de plus en plus de procès parce qu’on avait pas bien mis en garde, comme avec la Dépakine, ce médicament donné aux femmes enceintes épileptiques.


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