Avez-vous lu EssonneInfo à la veille des Journées du Patrimoine édition 2016 ? On y trouve un article truffé d’erreurs tant d’orthographe que d’Histoire. Mais le pire, concernant ces dernières, est qu’elles seraient le fait de la direction du musée Davout ! Qui donc dirige ce musée pour connaître aussi mal le maréchal et l’histoire de Savigny ?
Ainsi donc, ce serait DAVOUT (Père) qui, bien que mort en 1823, se trouverait être à l’origine de la gare (1843), de l’école Joséphine (1844) et de la mairie, rue de l’église (1846)… En réalité, il s’agit du fils de DAVOUT (Napoléon-Louis), maire de Savigny de 1843 à 1846, à qui l’on doit ces réalisations, ainsi qu’à sa mère Aimée LECLERC, la femme du maréchal décédé depuis 20 ans.
Mais les approximations et les incohérences ne s’arrêtent pas là :
- Si Davout est arrivé à Savigny en 1802 et mort en 1823, alors il n’a mathématiquement pas pu passer 25 ans de sa vie à Savigny, comme le dit l’article. Au mieux 21 moins toutes celles où il était absent en camapgne, comme raconté dans la biographie d’Aimée LECLERC, de la savinienne Marie-Josée CHAVENON.
- « Au même moment (que 1802), il est élevé au rang de général durant cette campagne (d’Égypte)« . Outre que Wikipédia nous dit que DAVOUT est devenu général en 1793, il n’y avait plus de campagne en cours en 1802 ; celle d’Égypte s’étant terminée en 1801.
- « il se retire sur ses terres saviniennes après la défaite de Waterloo« . Ne parlons surtout pas de la bataille de Rocquencourt du 3 juillet 1815…
Terminons en relevant assez vite ce qui est quand même très gros pour être de simples coquilles : « cet homme qui a marqué de son emprunte« , « lui est sa femme« , ou « les défaites de ses collègues » .
À la rigueur des erreurs d’inattention lors de la relecture, mais là ce serait la direction du musée à incriminer : « C’est pourquoi en 2006, pour fêter le bicentenaire de cette bataille que les communes de Savigny et d’Auerstaedt ont signé une déclaration d’amitié », explique-t-on à la direction du musée.
Enfin, nuançons un peu ce portrait orienté de DAVOUT, qui était véritablement un boucher sur le champ de batailles et un des maréchaux napoléoniens qui a perdu le plus de ses soldats. La force de Napoléon était justement de savoir économiser ses hommes.



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