Rendez-vous au prochain hommage après le prochain attentat, puisqu’au-delà des mots qui ne sont pas toujours justement employés, rien ne change au niveau des actes. Les discours sont toujours les mêmes et développent un message bienpensant qui est à des lieues d’une réalité qu’on se refuse de regarder en face. À ce rythme, nous en ferons des heures de silence avant que la question terroriste ne soit réduite à défaut d’être réglée…
Certes, il y a des personnalités politiques qui ont sûrement tenu des discours intéressants. En tout cas, tant au niveau de l’État que de ma commune de Savigny-sur-Orge, c’est d’un nihilisme abrutissant, et je vous propose d’analyser rapidement le contenu du discours local entendu ce matin du 18 juillet 2016. Nous y notons notamment que les élus ont l’air d’en savoir plus que l’enquête en cours. Merci aux médias qui ont achevé de polluer leurs esprits étroits.
ANALYSE CRITIQUE (Je suis en colère contre tant d’indolence)
Non, nous ne partageons pas un deuil ; J’admire sincèrement tous ceux qui portent le deuil de personnes qu’ils ne connaissaient pas. Moi, je ne le peux pas sans être hypocrite.
Non, nous ne savons pas encore si cela a été fait au nom d’un islam.À croire que cela nous arrangerait.
Restez debout si vous voulez, jusqu’à ce que ce soit votre tour…
Notre pays est une cible parce qu’il est en guerre contre Daech. Qu’il arrête de bombarder et Daech arrêtera et ne s’en prendra plus qu’aux Syriens, trop loin de chez nous pour qu’on s’y intéresse…
Des morts par explosif ou armes lourdes sont-ils différents de morts écrasés par un camion ?
Non, Daech n’en a rien à foutre des droits de l’Homme. Il veut juste faire du chiffre ! (si c’est bien lui)
Je veux bien vivre ensemble, mais pas avec des cons angélistes qui attendent le prochain attentat en faisant la leçon après le précédent.
C’est pas la République qui nous protégera seule… Même reproche qu’aux caméras de vidéoprotection. C’est de l’après-coup…
Discours prononcé par Mme Nadège ACHTERGAËLE, premier maire-adjointe de Savigny-sur-Orge ce lundi 18 juillet 2016
Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,
Mesdames et Messieurs les agents municipaux,
Mesdames et Messieurs,
(propos inaudibles) pour la troisième fois après janvier 2015 et novembre 2015, (propos inaudibles) de leur liberté, et de notre liberté.
Aujourd’hui, les Saviniens, les agents municipaux, les élus, partagent le deuil de nombreux Niçois frappés au cœur quelques minutes seulement, après avoir partagé ce fort moment de notre vie républicaine qu’est le 14 juillet, et son feu d’artifice.
Ce matin, nous assurons le monde patriote de notre entier soutien, et de notre compassion.
Mais nous affirmons aussi notre volonté commune à vouloir plus que jamais rester debout. Nous affirmons notre volonté à ne pas céder, à ne rien céder sur le terrain de cette guerre, engagée par des fous qui offrent au monde entier une caricature abjecte de l’islam.
Notre désir de liberté, notre aspiration à l’égalité, notre volonté de faire triompher la fraternité entre les Hommes, entre les peuples, entre les nations, contrarient, menacent la mise en place de cette œuvre de domination, de ce totalitarisme religieux insupportable.
Notre pays, ses citoyens, constituent dès lors des cibles évidentes.
Les attaques se succèdent, et l’atrocité des modes opératoires ne cesse de croître.
L’attentat de Nice n’a pas de pareil, perpétré sans recours à l’explosif, sans usage d’armes lourdes. Cet attentat nous a bien évidemment choqué de son effroyable simplicité meurtrière. En quelques minutes à peine, la course folle du 19 tonnes blanc entraina derrière elle 84 morts dont une dizaine d’enfants et 210 blessés.
Après avoir attaqué la liberté de la presse, après avoir attaqué notre culture, notre jeunesse dans sa diversité, Daech tente de nous ébranler une nouvelle fois en attaquant ce qui symbolise nos libertés fondamentales : les droits de l’Homme
Face à une telle intensité, face à une telle violence, ne cédons pas à la panique. Ne tombons pas dans le piège grotesque de la peur et des divisions. Réaffirmons au contraire notre profond désir de vivre ensemble, notre attachement à l’état de droit, sans lequel aucune liberté n’est possible, ne nous trompons pas d’ennemi. Combattons ce dernier de toutes nos forces.
Aujourd’hui, nous associons notre chagrin à celui des victimes, des proches des victimes de Nice, mais ne courbons pas l’échine.
Nous réaffirmons notre croyance en la primauté de la République, en sa grandeur, sa supériorité sur l’obscurantisme et la haine de l’autre.
C’est la raison pour laquelle, Mesdames, Messieurs, après avoir observé une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat, je vous demanderais de bien vouloir reprendre ensemble notre hymne national. Merci pour votre attention. Merci pour votre présence.


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