Se déplacer en réunion de quartier dans le bas de Savigny (Kennedy-Rossays-Davout-Gare-Chateaubriand-Prés-saint-Martin), c’est être assuré d’entendre parler de l’état du commerce local. Les habitants se plaignent globalement qu’il y a trop peu de boutiques, qu’il y a trop de commerce communautaire et qu’il génère des nuisances tant à cause du bruit que du stationnement. Face à cela, les commerçants se sentent abandonnés.
Alors moi, de leur répéter, qu’ils doivent s’organiser en association indépendante pour peser auprès des acteurs publics, et surtout essayer d’obtenir des aides fiscales ou financières que la mairie trop feignasse ne leur obtiendra jamais. Et eux, de me dire qu’ils n’ont pas les mêmes revendications que leurs voisins, qu’ils n’ont pas le temps pour s’y consacrer, qu’ils sont trop différents et qu’ils ne savent pas qui ils veulent voir adhérer. En fait, ils préfèrent juste râler.
Sur l’actuelle association des commerçants
En voulant entretenir de bonnes relations avec la mairie, l’actuelle association des commerçants n’a pas les mains libres, et donc a peu de succès dans le défense de sa cause. Bien sûr, il n’y a rien à redire sur leurs animations du marché de Noël ou des autres manifestations saviniennes : ils sont sympas et volontaires. Mais si le commerce local va mal partout, c’est parce qu’il est trop difficile de le soutenir en le fréquentant régulièrement.
Une association indépendante et efficace ; la solution viendra d’eux, pas de la mairie
Le problème n’est pas de poser le diagnostic car tout le monde le connaît. Il est plutôt de proposer des solutions, mais pas les solutions des technocrates qui font du commerce sur papier. Interroger tous les commerçants, leur demander leurs besoins spécifiques, les intégrer aux réflexions sur la circulation et le stationnement, les aider à communiquer : voilà quelques unes des missions que pourrait avoir une telle association, en se gardant de toute soumission.
Que fait la municipalité ? Pas grand chose
En principe, Savigny a une adjointe au commerce : Réjane MALGUY. La preuve qui montre que vous vous entendez bien avec elle est que vous possédez dans votre bureau un calendrier MALGUY (du nom de la société de transports de son mari). C’est ainsi que j’en ai découvert un dans la halle du marché communal Ferry… Les commerçants du bas ne connaissent pas Réjane MALGUY. Cette dame ne leur a jamais rien proposé, quand bien même ils l’auraient vue !
Pourquoi la mairie a renoncé ? Trop fatiguant
Là, il faut regarder dans le projet du Plan local d’urbanisme. À Savigny, le commerce se concentre uniquement le long du boulevard Aristide-Briand, mais là encore pas au début ni à la fin partout parce que ce serait difficile à gérer. Donc pour améliorer le commerce sur le Plateau, la seule solution de la mairie est de « trouver » des places de stationnement, qu’elle convertit en arrêt minute. Vu l’échec que connaît cette zone, il n’y a rien à attendre pour le bas de Savigny…
L’opposition bas/Plateau : une histoire savinienne
Historiquement, les commerçants du bas de Savigny étaient plutôt favorables à la gauche tandis que ceux du Plateau soutenaient plutôt la droite. Certains anciens parlent de visites du SAC (Service d’action civique) dans la Grande Rue. Avec la victoire de MARSAUDON en 1983, le bas de Savigny aurait été délaissé pour favoriser le Plateau. Laurence SPICHER-BERNIER a recommencée à s’y intéresser, mais dans quelles conditions d’installation ou de reprise ?
Fin août 2013, une étude sur le potentiel commercial de Savigny avait été commandée par Laurence SPICHER-BERNIER à la Chambre de commerce et d’industrie de l’Essonne. Ce rapport n’a jamais été exploité, et même enterré par l’administration MEHLHORN. N’en a été retenu que le fait que le commerce était actif au centre du boulevard Aristide-Briand et qu’il fallait l’encourager ici. À quand donc la mairie demandera-t-elle donc leur avis aux commerçants ?
Je reste convaincu que la mairie doit laisser faire les acteurs de terrain, et leur donner carte blanche pour qu’ils donnent leurs solutions, qui seront ensuite à valider avec la population, les usagers et bien sûr la municipalité qui doit juste piloter le projet, et le regarder de loin.

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