La plupart des attentats islamistes sont signés du sceau figurant sur les drapeaux dudit État islamique (idée : arrêtons préventivement toutes les personnes qui savent coudre). Qu’attend-on donc pour détruire Daech sinon qu’ils aient réussi à faire exploser une centrale nucléaire en Europe ? Il faut aller détruire sur place l’État islamique !
Alors évidemment, cela ne suffira pas car il y aura encore le conflit israélo-palestinien savamment importé à l’extérieur depuis des dizaines d’années. Mais cela sera une première étape dans la neutralisation du terrorisme islamiste. À Palmyre, les Syriens ont réussi un coup d’arrêt. Mais il ne faudrait pas que ça continue, sinon on ne pourra plus destituer Bachar…
Un coup des Russes ?
Les médias sont trahis. La semaine dernière, on reprochait encore aux Russes qui ont quitté la Syrie il y a quelques semaines d’avoir passé leur temps à bombarder les islamistes modérés du Front al-Nosra plutôt que Daech (300 bombardements sur 9000). Et là, la victoire de Palmyre n’est pas une victoire syrienne mais une victoire russe… J’avoue ne pas comprendre.
Daech est maintenu par les démocraties occidentales
On ne va pas aller jusqu’à reconnaître Daech à l’ONU mais nos états se satisfont très bien de l’existence de ce califat. Car ils s’imaginent qu’ainsi, toutes les actions terroristes sont liées donc plus facile à combattre. Ce faisant, Daech casse les cours du pétrole. Enfin, pendant que c’est le bazar dans la région, il ne peut pas y avoir de guerre de civilisation contre l’Occident…
Le refus de l’action armée
On veut bien bombarder parce que ça ne tue pas les soldats occidentaux ; les civils, on s’en fout. Mais on ne va pas sur place parce que ce n’est pas notre guerre (sauf à l’emploi du mot après chaque action terroriste). Pas question non plus de créer une armée composée des migrants parce que s’ils gagnaient, ils ne voudraient pas retourner en Syrie si Bachar y est…
La question syrienne
L’idée occidentale reste donc de croire qu’en destituant Bachar AL-ASSAD, les Syriens qui viennent en Europe repartiront dans leur pays pour le reconstruire et le réinvestir. Je ne pense pas… En attendant, la question des migrations permet à nos démocraties de masquer leur incompétence sur les questions de l’économie et de l’emploi… Regardez donc où je ne suis pas.
Que de moyens
À quoi bon dépenser des sommes folles puisque le terrorisme existera toujours (regardez en 1989, les guerres n’ont pas cessé avec la chute du Mur de Berlin…) ? Non, c’est vrai, contentons-nous plutôt de faire payer les assurances quand un attentat fait au pire quelques centaines de morts. Ou alors dépensons pour bombarder pour notre conscience…
La vision américaine
Les États-uniens pratiquent le « Diviser pour mieux régner » depuis la formalisation de la théorie du choc des civilisations en 1995 par Samuel HUNTINGTON. Jusque-là, ils voulaient détruire tout ce qui n’était pas sunnite, notamment le chiisme qu’ils considèrent encore comme une secte de l’islam. Aujourd’hui, ils séparent afin que le monde arabo-musulman ne puisse pas s’unir.
Daech est partout où il y a des islamistes
Pendant que nous faisons semblant de nous focaliser sur le Levant, Daech étend son califat en Libye et le consolide au Nigéria. Les causes de ralliements à Daech dépassent l’idée d’un califat universel. Il s’agit d’un moyen de se faire plus de publicité et d’argent sur un terrain socio-économique pauvre sur lequel personne ne veut se heurter.
Concrètement, on fait quoi ?
Et si la solution n’était pas d’occidentaliser l’Orient, mais bien de laisser créer un vrai modèle oriental compatible avec les différents islams. Nous savons où sont les camps de formation des terroristes en Syrie, en Irak, au Yémen. Menons des actions localisées pour les détruire et coupons le robinet économique et financier au global ; les menaces se réduiront.
Nous politisons le terrorisme au lieu de le combattre. Ce qui nous arrive est la conséquence de nos actes présents. Le problème n’est pas de restreindre nos libertés à l’intérieur mais bel et bien de faire que tous nos ennuis cessent venant de l’extérieur. À quand des politiques qui auront le courage d’accomplir de tels actes ?

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