Qu’est-ce que je retiendrais de la réunion « orientations budgétaires 2016, parlons-en » ? Une taxe foncière dont le taux augmente de 3,86 points. Une taxe d’habitation dont l’abattement général à la base est diminué de 16 à 10 % et la suppression de certains services publics sur lesquels la municipalité doit se prononcer en prévision du vote du budget 2016. Nous sommes loin d’un programme de bon sens…
Éric MEHLHORN connaît-il la courbe de Laffer ? Cette parabole nous montre à l’aide d’une modélisation mathématique que « trop d’impôts tue l’impôt« … Manifestement, le cabinet Michel-Klopfer ne la connaît pas. Après avoir servi de justification aux politiques de SPICHER en 2010, voilà qu’il revient en 2016 nous dire ce qu’il faut faire. À quand une libre expertise contradictoire, loin des expertises que j’estime manipulatrices du cabinet KLOPFER ?
Qui commande ?
Au final, qui décide de la politique financière à Savigny ? Le cabinet KLOPFER ou les élus ? Personnellement, je ne trouve pas que leur présence fasse plus professionnel, bien au contraire. MEHLHORN ne fait déjà rien sans passer par ses cabinets d’avocats PIERRAT ou SEBAN. Voilà désormais que c’est KLOPFER (en alternance avec PIFFAULT) qui nous disent ce que nous pouvons faire. Mais à quoi servent nos élus (indemnisés) ?
C’est toujours la faute des autres
Avec SPICHER, c’était la faute du Gouvernement socialiste, alors qu’il convient de rappeler, ce que Yann-Florent FOUGÈRES, du cabinet KLOPFER, a mystérieusement passé sous silence, que la Révision générale des politiques publiques (RGPP) date de SARKOZY… Sous MEHLHORN, c’est la faute des socialistes, et en plus de la précédente équipe dont il n’a jamais fait partie. Ses virements mensuels d’indemnités (1419,80 € brut) devaient donc être une erreur.
Mais où étaient PATAUT, et les autres Conseillers municipaux de la majorité ?
Absence notable, l’homme qui a géré les Finances de la commune pendant 18 mois, d’avril 2014 à octobre 2015 n’était pas là… De la même manière, de nombreux Conseillers municipaux (souvent ceux qui ne touchent rien pour leur mandat), manquaient à l’appel. Est-ce donc qu’ils se moquent de Savigny ? Ou que PATAUT ne veut pas qu’on lui tienne rigueur de sa gestion qui semble assez catastrophique puisqu’il a fallu l’exfiltrer en cours de mandat…
Le citoyen Savinien contraint dans les choix qu’on ne lui laisse pas faire
Le maire de Savigny propose donc une solution qu’il qualifie de « mixte, mesurée et juste« . Pour combler le déficit, il nous dit qu’on peut au choix supprimer pour plusieurs centaines de milliers d’euros de service, ou augmenter le taux de taxe foncière à 25,70 % ou supprimer tous les abattements. Bref, MEHLHORN nous met face à une logique indépassable avec des choix qui nous porteront préjudices quoiqu’il arrive. Voilà qui rappelle le budget départemental…

Le discours lénifiant du cabinet KLOPFER
« On a changé d’époque » est la raison censée justifier que tout aille mal. Personnellement, je me dis qu’on irait peut-être mieux si on avait pas à rémunérer des membres des familles de nos élus ou des copains du parti : la femme de Jacques PATAUT, la fille d’Anne-Marie GÉRARD, Valérie RAGOT, Julien MIALLET… Jamais KLOPFER ne se remet en cause. Jamais il n’évoque la valeur locative brute des biens immobiliers. Rarement, il parle des problèmes structurels…
La question de la mise sous tutelle
KLOPFER qui prétend ne pas faire de politique ignore manifestement ce en quoi consiste une mise sous tutelle, du moins ne connaît pas l’expérience savinienne du début des années 1980. Je pense en effet que la mise sous tutelle ne doit pas l’arranger car la Préfecture n’irait pas dépenser de l’argent pour savoir ce qui irait mal. Quant aux augmentations massives d’impôts conséquentes, même sans ceal, le Département fait fort avec 29 % et la Ville avec 19,6 % en TF.
Pas de plan B ni de réponses aux questions
Nous savons que nous aurons encore à subir des baisses de dotations en 2017, voire peut-être en 2018, mais nous ne savons pas évaluer les politiques publiques passées. Ni l’impact des coupes de 2015, ni les fonds réels que vont apporter les impôts supplémentaires car aucun des chiffres donné n’est relié au nombre de contribuable. Nous ne connaissons toujours pas le résultat net de l’exercice 2015 et nous avançons aveuglément vers l’avenir.
Quelles orientations budgétaires ?
Finalement, les Saviniens se sont faits engueuler par Sébastien BÉNÉTEAU parce qu’ils n’avaient pas de solutions au constat que nous avions déjà tous fait, sans besoin de payer KLOPFER. En même temps, la municipalité ne pratique pas la transparence nécessaire à ce travail… Il n’y a pas d’orientations budgétaires et certains choix non obligatoires de la municipalité comme le désendettement n’ont pas pu être évoqué… C’était donc un simulacre de démocratie.
Un public partagé
Finalement, assez peu de citoyens neutres composaient les 150 présents. D’un côté, un bloc encourageait la majorité municipale gobant tous les mensonges, par exemple que les 3,9 millions € obtenus pour l’école Ferdinand-Buisson l’ont été du fait de MEHLHORN (il s’agit de ceux votés en 2012). De l’autre, il y avait les opposants qui était déjà convaincu de l’échec de cette réunion. Nous n’en retiendrons vraiment que les augmentations d’impôts…
Nous sommes donc loin du budget participatif que mettent en place de nombreuses villes. Le citoyen savinien de 2016 attendait pourtant d’autres choses de cette rencontre. Au final, MEHLHON et son équipe nous disent : laissez nous faire jusqu’en 2020 et puis vous nous virerez ou nous réélirez en conséquence… Mais apparemment, MEHLHORN n’a toujours pas compris que c’est lui aussi qui nous a mis dans cette situation… ni qu’il a été élu par défaut !



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