Comme le parti des Républicains ne semble pas assez divisé avec l’organisation de sa primaire présidentielle, c’est un autre conflit latent qui lui donne à nouveau l’occasion de s’étriper dans la presse : les investitures aux législatives. SARKOZY veut que les choix soient faits avant l’été quand les autres veulent attendre la primaire pour limiter les soutiens de circonstance à l’ancien chef de l’État.
Toutefois, sur les 577 circonscriptions, près de 400 possèdent un candidat naturel qui devrait monter au front quelque soit ses accointances avec les différents caciques en campagne présidentielle. Ce n’est pas le cas de la 7e circonscription de l’Essonne, et je vous propose un rapide tour d’horizon des différentes candidatures possibles, en fonction des soutiens affichés des personnes possiblement en concurrence.
Les deux challengers
- Robin RÉDA (lemairiste)
Sa force : ses victoires
Sa faiblesse : son carriérisme qui insupporte
- Laurent SAUERBACH (sarkozyste et juppéiste – en bons termes avec le vainqueur)
Sa force : sa connaissance du Parlement comme ancien assistant parlementaire
Sa faiblesse : sa trop faible notoriété (il n’est connu que dans son parti et à Viry)
Les autres candidats potentiels
- Julie CREUSEVEAU (juppéiste)
Sa force : son soutien de la première heure et sa fidélité à Alain JUPPÉ
Sa faiblesse : elle est inconnue
- Christine RODIER (sarkozyste)
Sa force : son expérience électorale
Sa faiblesse : ses premiers résultats sur Athis
- Éric MEHLHORN (juppéiste)
Sa force : être le maire de la plus grande commune
Sa faiblesse : il n’a pas la carrure et assume avec difficultés ses autres mandats
Les candidats qui rêveraient d’y aller
- Nadège ACHTERGAËLE (filloniste)
Sa force : sa fraicheur
Sa faiblesse : le temps qui lui manque
- Antoine GIUSEPPONE (sarkozyste)
Sa force : son expérience
Sa faiblesse : son âge
- Pascal PICARD (sarkozyste)
Sa force : le secrétariat de circonscription de LR
Sa faiblesse : sa notoriété hors de Paray
- Julien DUMAINE (souverainiste donc non représenté à LR)
Sa force : sa réflexion
Sa faiblesse : sa jeunesse
L’hypothèse UDI (en cas d’alliance électorale)
- Jean-Marie VILAIN (UDI – Nouveau Centre)
Sa force : ses réussites sur Viry
Sa faiblesse : son parti
- Julienne GEOFFROY (UDI – Nouveau Centre)
Sa force : sa jeunesse et sa maîtrise des finances
Sa faiblesse : son parti
- Xavier-Roger DUGOIN (UDI – Parti radical)
Sa force : son expérience électorale
Sa faiblesse : son parti (et son nom)
J’ai hésité à rajouter dans ces noms Laurence SPICHER et David FABRE qui rêvent d’envie d’y aller, mais ne sont pas considérés dans leur parti comme des vrais UDI.
Mon analyse
RÉDA, selon le score de son champion, peut espérer bloquer une place par le fait de la proportionnelle (les soutiens à LE MAIRE ne sont pas si nombreux). SAUERBACH miserait plutôt sur une fidélité aux autres poids lourds du parti, et à profiter de leur victoire pour s’imposer. Je pense que l’UDI demandera une place de suppléant à LR et que Julienne GEOFFROY obtiendra le rôle de la « potiche centriste » qui présente bien sur les photos.
La logique de notre circonscription est de prendre un membre issu de Savigny/Viry et un autre de Athis/Juvisy/Paray. Mais cette disposition n’est pas toujours respectée. Dans le premier cas, j’imagine que RÉDA aurait l’investiture avec GEOFFROY en suppléante. Dans le cas contraire, comme je ne pense pas que RÉDA puisse s’appuyer pour la parité sur Aurélie TROUBAT ou Arielle MERRINA, il prendrait ACHTERGAËLE (pourtant LR) en remplaçante.
Il courait à un moment la rumeur que M. TRON, s’il était resté président départemental de LR, aurait bien parachuté Aurélie GROS car il réservait la circonscription à une femme. Mais Stéphane BEAUDET semble avoir accepté l’idée que cela puisse être un homme qui soit candidat. Et tant pis s’il faut payer une amende à LR pour avoir présenté trop d’hommes. Le parti DLR a bien payé une amende pour avoir présenté trop de femmes…

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