Je suis accompagnateur du catéchuménat donc j’accompagne des adultes dans leur cheminement vers le baptême (et les deux autres « sacrements de l’initiation » que sont la confirmation et l’eucharistie). Je pousse ici un coup de gueule car je déteste cette pratique dans l’Église de faire des repas pour éviter de parler des choses qui peuvent fâcher au prétexte qu’on met en lien les gens et leur permet de se rencontrer…
Je garde un mauvais souvenir de mon passage en équipe animatrice devenue une chambre d’enregistrement pour donner une légitimité populaire aux idées des prêtres. Moyen en quoi, le jour où il n’y aura plus de prêtres, les chrétiens n’arrêteront plus de pleurnicher qu’il n’y a plus de prêtre et ne se prendront pas en main, comme voulait le permettre à l’origine l’idée d’équipe animatrice voulue dans le Courage de l’Avenir (1983), par Mgr HERBULOT.
Bonjour,
Pour ma part, je ne participerai pas au repas de l’équipe animatrice (EA) pour les accompagnateurs du catéchuménat, dont je remercie l’EA de l’invitation.
Depuis plusieurs mois, l’équipe du catéchuménat fait part aux prêtres et à l’EA de ses difficultés à se renouveler en trouvant de nouveaux accompagnateurs, à avoir l’appui régulier d’un prêtre tant dans ses réunions préparatoires que pour que les catéchumènes puissent en voir un autrement qu’à la messe.
Alors soit ces demandes ne sont pas entendues soit l’EA ne veut pas prendre conscience de la priorité de la mission d’évangélisation que nous vivons. Nous sommes pourtant l’un des premiers visages d’Église que voient ceux qui sont appelés par le Christ et je trouve que nous n’avons pas toujours bonne figure quand nous avons un accompagnateur pour deux ou trois catéchumènes.
La pastorale des pots et des repas a ses limites. J’invite d’abord l’EA à venir voir en conditions réelles ce que l’on vit dans cette mission avant qu’elle ne nous invite pour nous permettre de passer un temps certes sympa mais au travers duquel personne ne prendra plus conscience des besoins réels qui existent.
Je vois comment vivent les autres secteurs essonniens et que là où les prêtres et les EA s’impliquent plus, les accompagnateurs et les catéchumènes s’en réjouissent. Je regrette que notre vocation missionnaire ne soit pas plus mise en avant en cette année jubilaire. Je pense qu’il ne suffit pas de dire qu’il y a des besoins mais qu’il faut expliquer où et pourquoi certains besoins sont prioritaires.
Bien fraternellement.
Olivier
P.-S. : Ces propos n’engagent que moi.

Répondre à de la mata jeanpaul Annuler la réponse.