Au cours de ma revue de presse, je visite toujours les réseaux sociaux d’Éric MEHLHORN à la recherche d’une trop rare pensée intelligente. Une fois n’est pas coutume, j’ai trouvé une remarque stupide, imbécile, discriminante, bref mehlhornienne à l’intention de son opposition. Regardez comment il termine son message : « Je vous rassure, ils n’ont pas touché au buffet (enfin presque…)« . Interrogeons-nous sur ce propos au mépris crétin.
Mais avant cela, arrêtons nous rapidement sur le reste du message et sur ce qu’il nous dévoile de la pensée mehlhornienne en trois actes : (1) je n’ai pas de personnalité alors je copie DUROVRAY, (2) je suis démagogue alors je trouve que mes services sont géniaux – heureusement que je n’y fous jamais les pieds, (3) je soutiens mes agents sauf quand je dois trouver du fric et que je les licencie… Puis nous finirons cette tragédie par deux autres actes.
Acte I : Je m’imagine que je réussirai au contact de ceux qui réussissent
La dernière fois que j’ai parlé de Savigny et de MEHLHORN avec François DUROVRAY, il n’avait pas trop l’air de le considérer comme un « ami » pour sa part. D’ailleurs, pourquoi ne l’a-t-il nommé que 11e vice-président du Conseil départemental ? Manifestement, parce que l’ancien chef de l’opposition au Département (je parle de MEHLHORN, président du groupe UMPA) n’était pas capable d’être mieux placé. Dernière chose, DUROVRAY réussit parce qu’il bosse !
Acte II : Je fais l’éloge de mes agents parce que je me satisfait de ma propre médiocrité
Qu’ils soient incapables de répondre aux demandes citoyennes d’Olivier VAGNEUX parce qu’ils ne font pas leur boulot n’enlève rien à leur mérite. Ils sont formidables, mon Directeur général des services payé plus de 5200 € net par mois me le dit tout le temps. Le hic, c’est que lorsqu’on parle avec les employés communaux, ils ne voient pour ainsi dire jamais Stéphane DURAND ! Non, c’est le cabinet du maire qui se déplace pour régler les questions de gestion du personnel.
Acte III : J’ai beaucoup demandé aux 59 agents que j’ai licencié – les ai-je invités ?
Nous ne considérons pas ici comme agents les 38 personnes rémunérés par la Ville au travers d’une structure municipale (par exemple les professeurs de la MJC), ni ceux qui profitaient de contrats saisonniers comme à la Savinière. Je ne sais pas ce qu’il a pu leur demander d’autre, sinon de fermer leur gueule quant aux légitimes revendications d’alignement des primes qui permettraient à certains agents de gagner entre 60 et 150 € supplémentaires par mois.
Acte IV : Je fais des économies, mais j’envoie des cartons à des cocktails avec buffets
La population, je n’en ai plus rien à faire avant 2019 quand il sera question de me réélire. Mais les personnels, c’est toujours mieux de les acheter pour éviter qu’ils puissent aller raconter n’importe quoi à VAGNEUX (qui d’ailleurs ne leur promet rien d’autre que des ennuis s’ils venaient à être découverts). Je cadre bien les photos pour éviter de montrer qu’ils ne sont qu’une centaine (dont d’anciens en poste) sur les 480 actifs. #mairemalhonnête
Acte V : Je méprise mon opposition ; ils n’avaient qu’à gagner les élections
Libération d’une frustration de 4 ans au cours de laquelle MEHLHORN s’en est pris plein la gueule de la part de SPICHER, le maire se lâche contre ses opposants. Mais si ces derniers n’étaient pas légitimes pour toucher au buffet, c’est parce qu’ils sont élus et non pas personnels. Donc MEHLHORN et sa clique n’était pas plus légitime d’y toucher. Et je pense bien qu’ils s’en sont abstenus, car ils ne pratiquent jamais l’abus de bien social.
Le rappel n’aura pas lieu. MEHLHORN est ensuite parti à Wissous aux vœux de son ami Richard TRINQUIER. Celui qui met un terme aux délégations de quatre de ses adjoints qui lui ont résisté et soutient certaines mesures du FN parmi les plus fortes. Voilà, l’opposition de gauche a touché au buffet. Et après ? Peut-être qu’ils méritent de se récompenser de leur effort de devoir supporter un maire aussi médiocre que l’est MEHLHORN, et ses décisions absurdes.



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