Je reçois ces derniers jours beaucoup de « vœux républicains » de militants politique de gauche. Sans polémique aucune, je préférerai plus de vœux en faveur de la démocratie. L’emploi sociologique de ce vocabulaire tend à prouver l’idéologisme et la déconnexion d’une partie du personnel politique, la même qui est selon moi responsable de la montée des extrêmes aux différents scrutins.
Paraphrasons DE GAULLE à l’attention de Manuel VALLS : « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « la République ! », « la République ! », « la République ! » mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien ». La République française de 2016 est-elle toujours celle qui donne le pouvoir au Peuple afin qu’il soit exercée par le Peuple et pour le Peuple ? Je n’en suis plus sûr. Même chose avec le mot de démocratie.
De l’état de notre République
À la tête de l’État, M. HOLLANDE a été élu pour mener une certaine politique, dite « de gauche« . Les lois MACRON, les lois anti-terroristes ou les lois sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité ne sont pas vraiment de gauche. À Savigny-sur-Orge, Éric MEHLHORN a été élu pour mener une certaine politique, dite « de droite« . Faire de l’ultralibéralisme qui incite les Hommes à se comporter comme des connards pour vivre ou survivre n’est pas plus républicain.
De l’imperfection du modèle républicain
La République n’est qu’un modèle parmi tant d’autres. Des monarchies constitutionnelles sont parfois plus démocratiques que des républiques. Des dictatures qu’elles se disent « républiques populaires », « républiques démocratiques » ou « république Sérénissime » (l’oligarchie vénitienne du XVe siècle) restent des dictatures. Aujourd’hui, je ne suis pas certain que la République française ne tendent pas vers la dictature ; de ce que j’en vois de mes expériences citoyennes.
D’une République française critiquable
Sans faire le procès de notre République qui a vanté la colonisation ou qui a permis l’émergence du régime de Vichy, reconnaissons des failles à notre République. « Liberté, égalité, fraternité » ; cette devise de 1848 n’a jamais été appliquée dans les faits : les Français « libres et égaux en droits » ont connu des représentants élus par des hommes seuls au suffrage censitaire. La sacralisation de la propriété a été violée quand on a nationalisé les biens du clergé…
De l’impérieuse nécessité de la démocratie
Le devoir démocratique nécessite une combattivité de l’opposition. Ce n’est pas être en démocratie que de seulement permettre à des opposants de siéger si ceux-ci ne font pas valoir leurs idées et ne préparent pas la prochaine élection. À Savigny-sur-Orge, l’opposition de gauche fait le jeu dictatorial du maire en refusant d’exiger des réponses à ses questions, pluralité de projets, rédaction des délibérations avant de les voter…
Mais le FN aussi (comme l’UDI) soutient ce système en espérant pouvoir se comporter de la même manière lorsqu’ils seront au pouvoir. Pour 2016, souhaitons nous donc le retour de la légalité démocratique. Que les questions de chacun puissent trouver des réponses. Que les interventions même les plus silencieuses puissent être écoutées et entendues. Que la Justice fasse son travail et forcent le maire de Savigny à changer ses pratiques !

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