La fausse campagne des régionales s’achève. Elle n’aura duré que sept jours au cours desquels les petits candidats seront restés inaudibles tandis que les grands faisaient campagne sur la politique nationale à adopter contre le terrorisme. Bref, elle ne m’a pas convaincu et je reste sur mon choix de vote blanc.
Brillante République française où pas un électeur sur deux ne se déplace, offrant ainsi une légitimité de façade à ceux qui remporteront la victoire. La politique ne passionne pas, le système de gouvernance n’intéresse pas. La dictature serait donc plus facile à vivre car c’est un qui réfléchit pour les autres et il n’y a pas de contestation possible. Ce n’est pas mon avis.
Formidable état d’urgence qui contraint la campagne à s’arrêter mais qui n’en repousse pas pour autant les élections. Au final, le système des grands se reproduit et invite les électeurs à voter pour leurs marques favorites en ne leur facilitant pas la connaissance des petits, qui ne sont pas toujours vertueux. Mais c’est aussi la démocratie qui permet de telles candidatures.
Plusieurs lecteurs m’ont contacté pour que je donne une consigne de vote. Et je refuse, comme à chaque fois, d’en donner une, mais je les invite à se déplacer pour voter en conscience et en responsabilité. Y compris pour aller mettre une feuille A4 blanche dans l’enveloppe. À noter que l’État n’a pas encore prévu d’investir pour permettre de voter blanc !
Je pense que Nicolas DUPONT-AIGNAN est quelqu’un de bien mais de très mal entouré (qui ne renie d’ailleurs pas Daniel JAUGEAS, adjoint surprenant de Savigny). Je considère que la liste « Aux urnes citoyens » est la candidature citoyenne la plus développée mais qu’elle échouera quand même par son allégeance à des partis. Donc pas de choix par conviction.
Ou plutôt la volonté qu’on arrête de se moquer de nous avec des discours creux qui n’engagent personne. Qu’ils soient dans la majorité ou dans l’opposition, ils sont décrédibilisés par leur nullité et leur absence de lutte politique, qui comme par hasard, ne rejaillit qu’au moment de l’élection. Donc les hypocrites n’auront pas ma voix (ni mon argent pour les rembourser).
Blanc, ce n’est pas laisser les autres décider à sa place, c’est faire confiance dans l’expression de la majorité populaire. Faire le choix de la minorité, ce n’est pas dégradant puisque ce sont déjà des minorités qui se partagent historiquement le pouvoir. Voter blanc, c’est affirmer que notre voix est trop importante pour être donnée à n’importe qui. Dimanche, je vote blanc.

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