Ici non plus, je ne parle pas des politiques saviniens bien que je n’en pense pas moins de certains. Cette enquête a le mérite de nous montrer le culte du secret qui règne autour de la question des ordures ménagères et qui n’est pas sans nous rappeler le rapport des collectivités à d’autres services publics : l’eau, l’énergie, les cantines scolaires, l’animation en maisons de quartier, le développement de la fibre optique…
Si à Savigny, on ne sait plus rien depuis le transfert de la compétence de la collecte et du traitement des ordures ménagères à l’agglomération au 1er janvier 2015 (et déjà la Ville avait confié cette compétence au SIREDOM), l’agglomération des Portes de l’Essonne ne vaut guère mieux. Mais elle s’est engagée après une visite dans leurs locaux et des envois massifs de courriel à me fournir les documents demandés « sous quinzaine« .
Des contrats trouvés jusque-là
Puisque Savigny ne reçoit les recueils des actes administratifs de l’agglomération que depuis janvier 2015, nous n’avons pu consulter que des extraits de contrats liant la Ville à des entreprises de collecte de déchets : LG environnement pour les encombrants au porte-à-porte depuis janvier 2015 pour un montant approchant les 40 000 € HT. Nous avons sinon trouvé le contrat liant Savigny et Morangis pour le ramassage des déchets verts pour 80 000 € HT.
Des soupçons de Charlie-Hebdo injustifiés
Un article récent dénonçait une entreprise de collecte de déchets essonnienne. Nous avons été contactés par cette entreprise qui a répondu à toutes nos questions et demandes en toute transparence, documents à l’appui, levant les doutes que nous pouvions avoir quant à son honnêteté. Mystérieusement, la date de parution dudit article coïncide à un jour près avec la perte d’un marché important pour ladite entreprise. Comme s’il s’agissait de calomnies…
De la suite à attendre
Sitôt que nous aurons obtenu communication des rapports sur le prix et la qualité du service public de la collecte et du traitement des ordures ménagères, nous comparerons les services exécutés et les prix avant et après. Nous tenterons ainsi de comprendre comment se justifie notre TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères) dont je crains fortement qu’elle n’augmente sitôt qu’elle aura échappée à la CALPE. Mais pour quelle qualité de service ?
N’ayons pas peur de nous salir les mains dans cette enquête, lorsque nous nous rappelons du premier éditorial de Robin RÉDA affirmant que la compétence ordures ménagères représentait 29 % du budget, et mettons-la en relation avec les 41 millions € de dette. CQFD

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