Depuis ce dimanche 19 octobre 2015, je suis officiellement modéré dans les propos que je peux tenir sur la liste de diffusion du collectif « Sauvons l’enfance de Savigny ». Une décision collective prise à l’unanimité d’une seule personne, qui reproche son comportement à Éric MEHLHORN mais qui se conduit comme lui. La « mehlhornisation » des Saviniens est en marche. Saurons-nous y résister ?
Je vous invite tout d’abord à prendre connaissance des termes du message qui m’a été adressé ce dimanche soir à 22 h 47, qui est une réponse à mon message de 20 h 49. Nous allons ensemble le commenter et nous poser quelques questions, sûrement faire de la polémique puisque nos interlocuteurs qualifient ainsi les différents propos que je peux tenir, dès qu’ils ne leur plaisent pas… Centralisme démocratique, nous voilà !

1. « C’est moi qui lui ai tendu la main pour rejoindre le collectif«
C’est faux dans la mesure où les premières personnes à m’avoir contactées l’ont fait le samedi 11 avril 2015 au matin alors que je n’ai découvert et échangé, de manière virulente, avec Ludovic PIOT (rédacteur du mail) que le dimanche 12 avril au soir. Ensuite, c’est Florence GHEORGHIN qui m’a invité à me rapprocher du collectif le mardi 5 mai après la réunion sur l’avenir de la CALPE à Juvisy.
2. « J’ai toujours considéré que son expression valait la peine d’être entendue«
Trop aimable de décider de ce que je peux dire et ne peux pas dire. Est-ce aussi le cas concernant ma pensée ? Je me suis toujours exprimé, aussi librement, avec le même « parler vrai » que je revendique dans la vie politique. Évidemment, il n’a pas toujours plu et je me suis fréquemment heurté notamment avec les communistes. Mais qu’ont-ils fait pour le collectif ?
3. « C’est le seul qui nécessite systématiquement des rappels à l’ordre. Et c’est aujourd’hui le seul à être modéré. »
Je ne suis certes pas le seul à écrire mais les rédacteurs ne sont pas non plus légion. Quelle est la proportion totale de messages écrits par Olivier VAGNEUX ? Je pense avoir fait partie des personnes les plus actives pour apporter des éléments de réflexion. Alors évidemment quand la réflexion vient de la gauche, elle est intelligente, mais quand c’est VAGNEUX, elle est toujours polémique.
4. « La polémique déplacée qu’il a lancée ce soir concernant les obsèques d’un camarade a fait mouche.«
Ainsi il n’est pas possible au sein du collectif d’exprimer publiquement un cas de conscience quant aux volontés d’un homme qui vient de passer de vie à trépas. Claude LADIGNAC m’avait dit ne pas vouloir d’obsèques religieuses. Que ce soit une bénédiction ou une messe ne change rien, ses dernières volontés, pour ce qu’il m’en avait confié, ne seront pas respectées…
5. « C’est bien dommage, ça me donne du boulot en plus, mais à un moment le choix n’existe plus.«
Ainsi, le choix n’existe désespérément plus ! Pauvre chéri qui va avoir plus de travail. Retenez-le ou il fait un malheur ! Il y a un moment où il faut assumer ses décisions. Pourquoi tant de pathos dans ce message ? Je ne m’exprimerai donc plus par le biais de la liste de diffusion parce que je refuse la modération de Ludovic PIOT à laquelle je ne confère aucune valeur.
Encore quelques mots
J’attendais inconsciemment ce moment qui finalement me délivre des scrupules que j’aurais eu à me retirer plus du collectif qui se gauchisait de plus en plus ces derniers mois. Beaucoup auront toujours cru que j’avais infiltré le collectif pour me faire des voix… Je continue à dire que je suis de droite et que les voix du collectif sont de gauche. En 2020, elles iront à GUYARD lorsque DEFRÉMONT aura fini de le rallier au nom de l’union de la gauche.
Alors que j’ai souvent été attaqué par rapport à mes convictions religieuses notamment (on m’a quand même écrit que j’étais en croisade au sein du collectif), je remarque que certains ont pu inviter à des réunions du Parti de gauche, de mouvements écologiques alternatifs, donner des avis tranchés sur la vidéosurveillance… Et qu’à côté, on me reprochait de dire que ce n’était pas ou plus dans la lignée du manifeste du collectif… Ou d’apporter un contrepoint !
Voici la liste de mes torts : être ce que je suis et ne pas m’excuser d’exister, avoir critiqué les Saviniens, avoir proposé des caméras cachés et des enregistrements sonores pirates, avoir proposé des sondages en ligne sans l’aval des pontes du collectif, avoir voulu changer de date une assemblée générale où nous fumes 12, avoir voulu travailler indépendamment avec d’autres sur certains sujets, avoir critiqué la ligne, être catholique, être de droite…
Ainsi finit notre querelle d’égo avec Ludovic PIOT. Il n’a pas supporté que je puisse en avoir un qui soit plus gros que le sien. Éric MEHLHORN, tu as probablement gagné un électeur et je te souhaite bien du courage avec ce dernier. Moi, il y a des voix dont je me passe très bien…


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