© Compte Twitter de HANK – Une très bonne explication selon moi.
Voilà qui est paradoxal : Je n’étais pas Charlie au 11 janvier 2015 et lorsque j’entends les réactions de ceux qui l’étaient face aux caricatures relatives aux migrations, voilà que j’ai envie de le devenir. Au-delà de mon esprit de contradiction et de provocation, je pense qu’il faut dénoncer l’hypocrisie de ceux qui ont voulu récupérer l’événement.
C’est du Charlie. Cela reste du Charlie
Les premiers choqués sont naturellement ceux qui ne connaissaient pas la teneur des caricatures de Charlie-Hebdo. Il est vrai qu’il n’était lu que par 6000 abonnés… Ensuite, c’est la première polémique médiatique depuis janvier. Pourtant, Charlie faisait régulièrement parler de lui le reste de l’année. Ce n’est que la continuité sauf que cela n’aborde pas le thème de la religion et que les bobo gauchisants et laïcards de tous poils se sentent agressés.
Rire de tout. Rire avec tous
Dans l’esprit de beaucoup, la caricature doit être amusante et faire rire. Dans la réalité, la caricature n’est pas que humour, et ces dessins-ci ne me font pas rire mais me donnent effectivement à réfléchir. Du moment que j’ai dit : « Je ne v(p)eux pas accueillir de migrants chez moi« , la réalité est que beaucoup arrivent et qu’il faut faire quelque chose. Même si je peux ne pas en vouloir dans ma ville, c’est un fait. Alors qu’est-ce que je fais ?
L’analyse philosophique de Raphaël ENTHOVEN sur Europe 1
Il n’y a aucun sens à dire Je ne suis pas Charlie. Je suis Charlie ne veut pas dire « j’adhère aux dessins de Charlie hebdo », mais c’est aussi sur moi qu’on a tiré, c’est aussi ma liberté qu’on a entamé quand on t’a fait taire (…) On s’en fout des dessins de Charlie en un sens, tant qu’on les tolère… Je ne suis pas Charlie, c’est une servitude volontaire déguisée en révolte. Dire « je ne suis pas Charlie », c’est combattre contre son propre esclavage comme si il s’agissait de sa liberté».
Esclave des comportements de masse
Twitter, grâce à son système de hashtags créé des communautés d’intérêts artificielles. Tous n’allons pas être choqués de la même manière par ce dessin. Pourtant, de la même manière que les uns se sont retrouvés unis derrière #JesuisCharlie, d’autres ont besoin de se retrouver derrière #JenesuispasCharlie. Et si chacun se mettait à assumer personnellement ses idées et ses décisions ? Non, tout n’est pas la faute d’un système mondial organisé, j’ai un libre-arbître.
Chacun voit ce qu’il veut dans ces dessins, chacun réagit comme il veut ou comme il peut face à ce qu’il ne comprend pas. Mais de grâce, que notre monde arrête de céder aux phénomènes de foule qui ne font que préparer l’avènement d’une dictature dans laquelle les opinions tranchées et populistes régneront en maitre et guideront les Hommes…




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