Le 04 juin 2015, je publiais sur ce blog un article dénonçant la catégorisation de ses opposants par Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge. Quelques heures après l’écriture de cet article, je lui demandais de quel droit il discriminait les personnes qui sont en désaccord avec lui. Si je n’ai toujours pas obtenu de réponse de sa part, j’ai une réponse de la part de son avocat conseil, payé par le contribuable savinien.
Comme Laurence SPICHER-BERNIER avant lui, Éric MEHLHORN fait appel au cabinet PIERRAT pour le défendre. Le cabinet SEBAN, s’étant occupé de l’affaire opposant la Ville au collectif, n’aurait-il donc pas été assez efficace pour qu’on ne lui fasse pas confiance ? Éric MEHLHORN, ne souhaitant donc pas nous répondre personnellement, fuyant le dialogue et le débat public, envoie donc les avocats de la Ville. (Combien cette affaire va t-elle coûter ?)
Le droit de réponse de M. MEHLHORN
L’argumentation de Me Julien FOURNIER ne tient pas. Si dans le titre (modifié le 13 juin à 13 h 15), la pratique de catégorisation des opposants est effectivement comparée à celle de l’Allemagne nazie, le reste de l’article ne fait absolument pas référence à l’Allemagne nazie, mais aux régimes totalitaires. CQFD
Quant au comportement dictatorial et aux pratiques de mise dans les régimes extrémistes, nous laissons le soin aux lecteurs de se faire leurs idées, à partir des observations factuelles réalisées sur ce blog, ou aux expériences que certains peuvent avoir. Après, tout dépend ce que chacun comprend par « dictateur totalitaire » et « régime extrémiste« .
Éric MEHLHORN n’est plus Charlie
Cette histoire est vraiment étrange : Savigny-sur-Orge comme Éric MEHLHORN étaient Charlie. Ils ont même fait applaudir le journal Charlie-Hebdo pendant une minute lors de la cérémonie municipale des vœux 2015. Je n’avais pas dans le souvenir que le journal ait déjà porté plainte, lui-même, contre quiconque pour de la diffamation.
Il me semble que dans cette affaire, Éric MEHLHORN cherche à détourner l’attention de la pratique discriminatoire qu’il a avoué dans son communiqué. À cette fin, il se livre à une véritable instrumentalisation de la Justice et reprend les mêmes comportements que ceux de Mme SPICHER-BEN BACHIR qu’il dénonçait autrefois.
Je ne céderai pas à la menace de l’avocat quant à la réponse dans les vingt-quatre heures qui n’est garantie par aucun texte de loi applicable. Je suis étonné que le Maire ait attendu tant de temps pour réagir, mais je constate qu’il refuse toujours de dialoguer avec moi et avec un certain nombre de Saviniens (pour preuve le conseil municipal du mercredi 10 juin).
S’il me fallait donc encore des raisons, moi qui avais des scrupules d’écrire une lettre de dénonciation à la commission des comptes de campagne concernant l’utilisation de moyens municipaux à des fins de propagande électorale, je pense en avoir trouvé là. Je me réserve à mon tour le droit de porter plainte contre Éric MEHLHORN pour discrimination.
NB : Le 13 juin à 14 h 20, j’ignore encore à cette heure si je vais retirer ledit article incriminé. Toujours est-il que je ne laisserai pas cette histoire sans suite et que je vais au moins répondre à l’avocat conseil de la Ville.





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