Mardi 5 mai 2015, 21 h 06, je reçois un SMS sur mon portable « Je m’ennuie. Je rentre. Trop de langue de bois« . Robin REDA, champion local du parler-creux, est en effet à l’œuvre depuis plus d’une heure, entre méconnaissance de son sujet et volonté de dissimuler la vérité à ses concitoyens. Mais il y a un public qu’il ne trompe pas : celui du collectif savinien pour l’enfance.
Robin est-il autant que moi tourmenté par la question des législatives de 2017 ? Je pense que oui, dans la mesure où il n’a fait que montrer qu’il était le meilleur des UMP, par l’emploi répété de la première personne du singulier et une certaine tendance à ne pas passer la parole. Ce qui me sauve est sa langue de bois qui certes le rend moins clivant que moi mais ne passe auprès des électeurs les plus radicalisés, que je pourrais alors interpeller.
Frustré de ne pas avoir pu intervenir
Séance de victimisation : comme de par hasard, alors que j’ai commencé à lever la main vers 21 h 35, on a oublié de me donner la parole, et on a arrêté juste avant que je puisse poser ma question. Au cas où j’aurais pu être éloquent et marquer de ma présence… J’avais pourtant une question sur ce qu’impliquait le ralliement de Viry-Châtillon à la CALPE en terme économiques et financiers… Mais il ne faut pas parler des sujets qui fâchent… et qui prouvent l’impréparation de la CALPE…
L’inconscience de la CALPE sous Robin RÉDA
Car il faut rappeler que la CALPE en tant qu’entité a soutenu l’amendement au SRCI (schéma régional de coopération intercommunale) qui arrêtait l’exfiltration de Paray-Vieille-Poste vers la métropole du Grand-Paris au 1er janvier 2016 et le rattachement de la ville de Viry-Châtillon. Mais PERSONNE n’a cherché à savoir avant quels seraient les conséquences de cette intégration en termes de recettes, de dépenses, de transferts de personnels et de compétences, et surtout en transfert de dette (plus de 46 millions € en 2014)…
La vision rédienne : oublier le passé pour se jeter dans le futur
Robin RÉDA n’a, comme je le craignais, pas compris l’intégralité de l’article 12 de la loi MAPTAM (Modernisation de l’action publique territoriale et affirmation des métropoles). Il a présenté un calendrier incomplet ayant par exemple oublié une des réunions essentielles de la CRCI (Commission régionale de coopération intercommunale) à savoir celle du 12 février. Enfin, il prédit désormais le calendrier législatif et connait à l’avance ce qui va être voté. Il ne voit pourtant pas assez loin car le Sénat de droite, en deuxième lecture, va démolir le travail de l’Assemblée de gauche… J’espère l’insécabilité des agglomérations…
La CALPE absente
Je voulais poser ma question à Jacques PATAUT, car il est tout de même vice-président en charge des Finances et du Budget. Mais il n’était pas là comme pour Savigny, Nadège ACHTERGAELE, ni Claude MOREAU de Juvisy, ni les élus d’Athis-Mons (Charistine RODIER et Antoine GIUSEPPONE) qui font la gueule parce qu’ils veulent quitter au plus vite cette agglo un peu pourrie qui doit emprunter 12 millions € cette année pour boucler son budget. Et le nouveau DGS de dire que ce n’est pas grave… C’est sûr qu’on va bien pour cette homme (Laurent BACQUART) qui vient de Saint-Michel-sur-Orge où 69 % du budget va à payer du personnel communal…
Viry-Châtillon représenté
Le président des Lacs de l’Essonne, Laurent SAUERBACH, ancien attaché parlementaire de Jean MARSAUDON, était là. L’homme a été récemment nommé membre du cabinet du président du Conseil départemental, François DUROVRAY, et fait étrange, son ex-femme Coryne RINGOT à qui DUROVRAY avait promis une place depuis plusieurs mois l’a perdue… Je pense qu’il achète à l’UMP sa non-candidature aux législatives de 2017…
Langue de bois de Laurent SAUERBACH aussi
Donc à la fin, je vais le voir et je lui pose ma question sur Viry. « Si vous êtes pressé de votre mariage d’amour, je ne veux pas payer votre divorce« . Pour les compétences, il me répond que c’est la CLECT (Commission locale d’évaluation des charges transférées) qui se réunira en juillet (on s’en fout). Pour la dette, c’est Grigny qui en a une forte part (on s’en fout). Mais ce que va récupérer la CALPE ? Ce sera ajouté au tout (on s’en fout)… Donc rien n’était prévu ? Je sais pas.
En colère contre le collectif « Sauvons l’enfance de Savigny »
Outre qu’ils ont été hors sujets sur la plupart de leurs interventions, méconnaissant malheureusement la notion d’intérêt communautaire (on ne mutualise et on ne rationalise que ce qui est utile aux populations des cinq villes), ils m’ont pris à partie en me reprochant de ne pas leur transmettre ce que je sais. Mais les cocos, il faudrait 1. Commencer par me demander ce dont vous avez besoin. 2. Arrêter de cracher sur les politiques qui vous aident (notamment le PS).
La pauvreté des interventions
Entre donc le collectif qui ramenait tout à Savigny et les groupies juvisiennes de Robin, il y a eu quelques interventions pertinentes, principalement la dernière d’Alain VILLEMEUR (MODEM redevenu PS) sur les transports structurants de l’agglomération. Mais à aucun moment, on n’a parlé concret, ni finances, ni dette, ni personnel inutile. Paray a sinon fait savoir qu’il était mieux pour qu’il se casse mais qu’à aucun moment, ils n’étaient contre la CALPE (sauf pour bloquer la circulation des calpiens…)
Quand Bertrand GUILLERM me demande de pourrir Ludovic PIOT
En montant à l’espace Jean-Lurcat de Juvisy, je suis interpellé par le directeur de cabinet de Robin REDA qui veut me parler de Ludovic PIOT, responsable du collectif. M. Bertrand GUILLERM est Conseiller municipal à Massy (ah, la consanguinité en politique)… Clairement, il veut que je lui en dise du mal, ce qui ne me dérange pas puisque je dis ce que je pense. Mais je trouve que c’est petit. Je retranscrirai les échanges que j’ai enregistré. Je trouve que cela fait un peu « pute politique » autrement…
Quelques éléments de la communication rédienne
Quand Robin REDA se fait dire par l’État qu’il n’en a rien à faire de son petit territoire, mais que bon il faudrait quand même lui laisser l’aéroport, Robin traduit par « nous sommes mal pris en compte par l’État« . Là, il a réussi son coup en montrant qu’il savait faire de la concertation (je ne sais pas l’avis de quel intervenant pourra servir à quoi que ce soit ni même être retenu mais bon…). Mais à part cela, il a fait du parler-creux et du parler-creux, et a confirmé ce que j’avais déjà écrit sur ce blog : il est opposé au raccordement du T7 à Juvisy…
Pléthore de moyens à la CALPE
La CALPE compte aujourd’hui un peu plus de 500 fonctionnaires. Si Robin n’est capable de trouver des caméras que pour filmer ses cérémonies de vœux, il a en tout cas du monde pour sa régie. Ils étaient quatre devant la console pour diffuser le power-point, régler le volume du micro et gérer l’éclairage si besoin. Plus tous ceux qui devaient faire passer le micro plus le service de sécurité d’au moins deux personnes qui s’est dépêché au premier signal des Saviniens en colère…
J’imagine que Robin doit quand même faire la gueule : Éric a gâché sa réunion en étant hué par sa population et en pourrissant la qualité des débats. Mais Éric s’en fout, tout lui glisse dessus comme cela en a toujours été. Car il a ses trois mandats, qu’il ne veut pas monter plus haut et qu’il s’en fout. Plusieurs me disaient hier « vivement 2020 ». Pas tellement, parce qu’il a de grandes chances d’être réélu puisqu’il ne fait rien, donc qu’il n’est pas clivant… Pauvre Savigny. pauvre CALPE.


Répondre à Jean-Marie CORBIN Annuler la réponse.