Le terrorisme a toujours eu bon dos pour permettre aux différents gouvernements de passer en force des lois liberticides et scélérates. Rappelons-nous encore une fois les leçons de l’Histoire et les lois votées sous la période de lutte contre les anarchistes au plus fort entre 1893 et 1894 ou la période de l’Occupation allemande… Des textes qu’on a parfois oubliées de supprimer au retour de la sûreté et de la légalité républicaine…
www.change.org/StopLoiRenseignement
Parce que la liberté est mon bien le plus précieux et parce que je tiens à préserver ma vie privée (hormis tout ce que je prends plaisir à étaler sur ce blog ou d’autres réseaux sociaux – bienvenue dans l’ère de la communication – politique de surcroît), je suis contre ce projet de loi présenté par un gouvernement dit de gauche, qui croit ainsi lutter contre le terrorisme… 15 lois anti-terroristes depuis 1986 pour quel résultat ? Alors pourquoi une 16ème et une 17ème ?
Non au flicage sur Internet
Je refuse que le Gouvernement puisse surveiller mes visites sur Internet et ainsi révéler à mes électeurs que je ne regarde pas des vidéos pornographiques sur Internet comme Laurent WAUQUIEZ qui regarde Youporn, pour faire « comme tout le monde« .
Non aux écoutes téléphoniques
Je refuse d’être mis sur écoute au prétexte que je côtoie de nombreuses personnes infréquentables et que, victime de la loi de Godwin, je ne peux m’empêcher de trop de « reductio ad hitlerum » qui ont tôt fait de laisser penser que je suis un christiano-fasciste.
Non à la dénonciation calomnieuse
Je refuse que toute information portant sur ce que je fais d’illégal soit automatiquement transmise à un Procureur si cela n’a pas de rapport avec les enquêtes préalablement en cours sur ma petite personne. S’il m’arrive d’aller sur des sites djihadistes ou sur des sites néo-nazis (sur lesquels on ne trouve même pas Mein Kampf en français), ce n’est que pour m’informer, avec le recul nécessaire, sinon pour faire mon métier de journaliste.
Non aux commissions de contrôle contre les abus de surveillance sous cette forme
Je refuse ces commission fantômes dans lesquels on placera les anciens du Gouvernement, qui s’ils n’ont pas le temps de se prononcer sous trois jours, seront forcément d’accord avec l’État pourfendeur… D’autant qu’en face, les citoyens n’auront pas trop de possibilité pour les saisir.
Non à la confiance dans le Conseil constitutionnel
Je refuse de faire confiance au Conseil constitutionnel, dont l’ancien président a avoué avoir illégalement validé la victoire de Jacques CHIRAC en 1995, qui ne respecte pas les traites internationaux qui engagent la France sur la famille et sur l’adoption, et qui ne s’oppose pas aux dérives des lois anti-terroristes déjà votées, notamment celle de 2008 sur les méthodes policières invasives bafouant les codes de procédure.
Sans protection de la vie privée, il n’y a plus de liberté possible. Quel débat y’a-t-il pu y avoir au Parlement alors que les lois anti-terroristes de novembre 2014 ne sont pas encore toutes appliquées ? Pourquoi donc une telle urgence et une procédure ainsi accélérée ? Méfiance.
Je fais partie des 110 000 !
23 avr. 2015 — Chers signataires,
Le site internet du journal Le Monde a publié aujourd’hui le « Manifeste des 110 000 contre le « Big Brother » français » : http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/04/23/loi-sur-le-renseignement-le-manifeste-des-110-000-contre-le-big-brother-francais_4621465_3232.html
Ce texte reprend et met à jour l’argumentaire de la pétition que vous êtes déjà 110 000 à avoir signé. Merci mille fois pour votre engagement et votre soutien en défense de nos libertés à tous ! SVP partagez cette publication autour de vous pour rassembler encore plus de monde.
Bien à vous,
Katerina RYZHAKOVA & Thomas GUÉNOLÉ
L’Assemblée Nationale s’apprête à examiner en procédure accélérée un texte menaçant nos libertés individuelles : le projet de loi relatif au renseignement prévoit de légaliser le droit pour les services secrets d’accéder à toutes nos données personnelles.
Nous ne sommes ni des extrémistes libertariens ni des paranoïaques. Politologue-enseignant et directrice de cabinet de communication, nous avons décidé de lancer cette pétition en tant qu’habitants ordinaires de la France qui refusent simplement de vivre dans un « Etat policier numérique ».
Nous demandons solennellement au Premier ministre Manuel Valls de retirer le projet de Loi Renseignement et aux parlementaires de rejeter ce texte, nous appelons la société civile française tout entière à se mobiliser dans ce but.
Nous refusons le chantage à la menace terroriste érigé en argument d’autorité anti-libertés. Sur un sujet aussi grave que la définition du point d’équilibre entre sécurité et liberté, nous refusons la procédure accélérée au Parlement. Nous refusons que la consultation des ONG et de la société civile en général soit bâclée, qui plus est en les convoquant à la toute dernière minute. Sur des questions aussi vitales pour un régime démocratique, nous exigeons un débat approfondi, ouvert, transparent, pluraliste et public.
Nous refusons de légaliser le droit pour les services secrets de lire tout courriel, d’écouter toute conversation téléphonique, de lire tout SMS, de mettre tout espace privé sur écoute. Nous refusons de leur donner la permission de traquer l’utilisation de toute carte bleue, de tout téléphone, de tout passe transport, ce qui revient à une « super-filature » de tout un peuple. A fortiori, nous refusons que cela soit légal sur toute la population de France, et nous refusons que des motifs aussi vagues que « sécurité nationale » suffisent pour le faire.
Nous refusons de légaliser une NSA française qui stockerait tout sur tout le monde pour ensuite seulement faire le tri. Nous refusons que, pour pouvoir aspirer dans leurs filets dérivants la vie privée de tout un peuple, les services secrets aient pour seul barrage la permission du Premier ministre. Par extension, nous refusons que les contrôles sur ces agissements se fassent systématiquement a posteriori : car dans ce cas, la commission de contrôle n’aura aucun moyen de savoir si les services cachent quelque chose à sa supervision.
Nous refusons que disparaisse ainsi la protection des sources des journalistes, essentielle à la liberté d’informer et d’être informé. Nous refusons que disparaisse ainsi le secret professionnel qui protège les liens entre un citoyen et son avocat. Nous refusons que disparaisse ainsi la difficulté pour les polices de faire intrusion dans notre vie privée : car sans cette difficulté, les libertés d’opinion et d’expression disparaissent, directement ou par autocensure. Bref, nous faisons nôtre cette vieille maxime latine, « Quis custodes custodiet ? » : « Qui nous protègera contre ceux qui nous protègent ? ».

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