À Savigny-sur-Orge, l’expérience démocratique se poursuit avec la constitution d’un collectif anti-budget primitif 2015. Toutefois, l’Histoire et la sociologie tendent à nous donner quelques leçons que nos amis se devraient fort de saisir s’ils ne veulent pas s’investir en vain…
À partir des échanges que j’ai eu avec différents acteurs du mouvement et de mon regard extérieur, empreint de plusieurs années de recul, je repère plusieurs comportements qu’un fin politique aurait tôt fait d’utiliser pour diviser. Ce qui m’étonne et me fascine est que certains semblent se satisfaire des postures défensives appliquées.
1. Ce n’est pas la faute des 28 Conseillers de la majorité
On ne savait pas. On ne voulait pas. Il n’y a pas eu de réunions et on a été mis devant le fait accompli. À Savigny-sur-Orge, le Conseil municipal vote les délibérations sans être informé de leur contenu. À aucun moment, un Conseiller municipal peut se dire « je ne suis pas d’accord avec ce qui est proposé« . À aucun autre, on ne lui fait la réflexion. Non, la solidarité municipale prime sur toute forme de courage et d’intelligence (Pas de logos car pas de savoir des dossiers).
2. Tout se justifie dans l’audit et le rapport de la CRC
En 2010, la situation était correcte. En 2014, elle est apocalyptique. Moi qui assiste à tous les Conseils municipaux depuis 2012, je ne me rappelle pas avoir entendu l’opposition UMP à Mme SPICHER-BERNIER se plaindre des dérives financières (on peut aussi regarder dans les comptes rendus de séances). Ah ben non, c’est la piscine. C’est triste car ils en donnent tous un coût de perte différent. Mais 2,5 millions € une fois n’expliquent pas un trou de 5,6 millions en 2015…
3. Du dialogue (et de la négociation) naîtra la concertation
Dans un rapport, il y a toujours l’opposition d’un dominant et d’un dominé. Dans notre cas, c’est la municipalité qui est dominante et le collectif qui est dominé. Je ne comprends pas leur désir de négociation tant qu’ils n’ont pas inversé le rapport de forces. Ils veulent faire un contre-budget 2015. Mais si le Préfet annule le premier, les 28 reproposeront leur premier (avec de légères modifications) puis l’adopteront… Pas question de se faire aider, on a son honneur…
Si donc chaque personne de cette histoire adoptait une autre démarche réflexive, alors les Conseillers ne se cacheraient pas derrière la méconnaissance (appelons-le le jeanfoutisme) de leurs dossiers. Les Saviniens ne se satisferaient pas de deux rapports qui ne justifient pas les coupes de rigueur décidées cette année. Et tous arrêteraient de vouloir dialoguer sans avoir remis en cause leur propre position… Sortons des postures, l’heure du combat est proche.

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