Ce dimanche 26 octobre 2014, TF1 diffusait la huitième et dernière partie des films de Harry Potter. Le dévoilement cinématographique de la saga (que je n’avais ni vu au cinéma ni acheté en DVD) et l’achèvement d’une partie de ma jeunesse. Une page donc qui se tourne et qui arrive symboliquement lors de ma dernière année d’études.
La première fois que j’ai entendu parler des livres remonte à ma classe de CE2. De nombreux camarades lisaient les trois premiers tomes sortis, avec les encouragements de la maîtresse. En CM1, traiter de Harry Potter dans une fiche de lecture était assurance d’une bonne note. Alors par esprit de contradiction, je m’étais promis de ne pas les lire. Et de ne pas m’intéresser à cette histoire, que je ne comprenais alors pas. Mais en cours de théâtre, notre animateur Stéphane décida d’adapter le premier tome.
Et puis, un jeu vidéo…
Pour mes 10 ans, mes parents m’offrirent le jeu Playstation « Harry Potter à l’école des sorciers ». Après deux mois d’hésitations, je cédais aux vacances de Noël 2000 et y passais de nombreuses heures qui m’évadaient de mon quotidien et meublaient mes congés. Je venais de plonger dans la folie Harry Potter, et cela n’allait pas s’arrêter. Même si je ne lirais les livres qu’au collège en 6ème puis aux vacances pour la sortie des tomes suivants. (J’ai passé tout mon CM2 à lire Le Seigneur des Anneaux.)
Quel argent j’ai pu dépenser !
Atteint par le virus, je voulus tout ce qui touchait de près ou de loin Harry Potter : des cartes à collectionner, des cartes à jouer, des jeux vidéos, des bonbons comme dans Harry Potter (chocogrenouilles et dragées surprises), des déguisements notamment pour Halloween, des jeux de sociétés… Je résistais cependant aux produits dérivés, sûrement par honte de cette passion : trousse, cartable, cahier de texte, habits… Tel n’était pas le cas de tous les amis avec qui on partageait cette passion.
Quel temps j’ai pu consacrer !
Avec tous les jeux Harry Potter que je possède, notamment vidéos et les romans que j’ai lu plusieurs fois, je dois en être à plusieurs centaines d’heures. J’avais même essayé d’apprendre l’anglais avec le premier tome en version originale, en vain. J’en garde de très bons souvenirs même si je me dis que c’est tant de temps perdu que je n’ai pas passé avec d’autres amis. Je partageais notamment cette passion avec mon meilleur ami Pierre. Mais finalement plus le temps passait et plus les autres s’y désintéressaient. L’engouement aura duré trois ans, de 2000 à 2003.
Même la famille s’y est mise
Harry Potter avait la qualité de réunir toute la famille, soit par les livres, soit par les films. Je me rappelle de mon grand-père nous empruntant les premiers tomes. Ou de ma mère discutant des histoires avec des copains alors que je m’en fichais à cette période. Mon père s’y intéressait presque grâce aux jeux vidéos et aux films. Mes sœurs étaient plus sensibles aux déguisements et aux bonbons. Finalement, tout le monde se sentait concerné d’une manière ou d’une autre.
Marqué par les deux premiers tomes
Pour moi, Harry reste le petit garçon orphelin qui va dans une école spéciale où il apprend des choses incroyables et à qui il arrive des aventures hors du commun. À partir du troisième tome, rien ne fut plus pareil. L’histoire devint plus triste et plus meurtrière. Les jeux vidéos se sont dégradés. Les films n’étaient pas encore tournés et diffusés. Le Seigneur des Anneaux est arrivé et a raflé l’attention des jeunes garçons. En confrontant le parcours scolaire de Harry au mien (6ème, 5ème), je ne pouvais plus rêver de l’imiter et m’éloignais du modèle qu’il pouvait être.
Ce dimanche 26 octobre, j’ai donc confronté une dernière fois mes souvenirs et ma passion de Harry Potter au film. Avec un pincement au cœur, je tourne une page de l’histoire de ma vie. J’imagine que je tenterais prochainement de refaire une dernière fois les jeux vidéos. Merci et bravo J. K. ROWLING pour tous ces moments.

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