Les évêques de l’Île-de-France ont décidé de réfléchir à l’accueil dans l’Église de ceux qui demandent à recevoir les sacrements, et de ceux qui viennent de les recevoir.
J’ai été accompagnateur du catéchuménat entre 2013 et 2017.
Mais j’en suis parti, au regard des conneries qu’on pouvait y entendre ; et que les prêtres, par lâcheté, refusaient de condamner.
Il y a d’abord une politique du chiffre, qui est de vouloir accueillir tout le monde.
Y compris des personnes qui ont des problèmes psychologiques, et auxquelles on ne rend pas service à agir de la sorte.
Y compris alors qu’on manque d’accompagnateurs, et qu’on va donc prendre des gens de bonne volonté, mais complètement illuminés.
Il y a ensuite un sérieux problème dans le choix des accompagnateurs.
Tout le monde ne peut pas être accompagnateur ; du moins, n’a pas cette vocation ou ce charisme…
Et puis, c’est compliqué de témoigner de sa foi, quand celle-ci n’est pas très assurée, ou très affirmée, ou qu’elle repose sur la piété populaire.
Il y a encore un problème de formation des accompagnateurs qui manquent d’une base biblique, théologique et liturgique ; et surtout, qui refusent de l’acquérir.
Il y a aussi l’absence des prêtres, qui globalement se déchargent sur les accompagnateurs, en tant qu’eux-mêmes n’ont pas nécessairement les capacités, ou tout simplement l’appétence, pour le catéchuménat.
Il y a encore d’autres réflexes de bon sens qu’il faudrait acquérir…
Un catéchumène ne devrait pas être accompagné par une personne de sa famille, ou un proche.
Le catéchuménat des conciliaires ne devrait pas se faire avec celui des tridentins.
Et puis, après la réception des sacrements.
Il ne faudrait pas étouffer les néophytes à vouloir absolument qu’ils s’engagent.
Il faudrait développer une vraie formation pour ceux qui recherchent un enseignement.
Et de rappeler l’échec complet de celle mise en place sur mon secteur, où ils sont tous partis…
Je ne suis aussi pas certain que ce soit une très bonne idée d’accepter qu’ils se transforment de suite en accompagnateurs.
Voyons maintenant ce qu’il sort de ce concile…
Je trouve que c’est une bonne idée, sur le principe.
Mais je suis un peu sceptique pour ce que cela ne peut passer que par une remise en cause des pratiques existantes…
Avec des personnes qui n’ont pas nécessairement envie de les modifier,
voyant dans l’augmentation croissante de la demande, un succès de l’existant,
alors que celui-ci n’est en fait que le fait du travail de l’Esprit…

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