Ce vendredi 21 novembre 2025 était organisé la grande soirée retour du jubilé des jeunes à Rome.
C’est toujours un moment un peu nostalgique, parce qu’avec l’expérience, tu sais que c’est en fait la dernière fois que tu revois la plupart des présents ; surtout à Évry, où il y a beaucoup de passage.
Malgré toutes les belles promesses de se retrouver, de sortir, de faire des bouffes… La boucle Whatsapp ne servira plus, et le groupe va progressivement se vider… À l’occasion, il y aura telle publicité pour tel événement, auquel il n’y aura finalement personne du groupe de base.
Le cœur de la soirée devait être une catéchèse (un enseignement) de l’évêque Michel PANSARD.
Qui m’a royalement ignoré, malgré les grandes effusions après les obsèques d’Hélène DIXMIER (Et bonsoir Olivier, et comment vas-tu ? Et j’ai bien reçu ton message sur l’église de Chilly-Mazarin), le lendemain d’un autre jour, la veillée de prière précédant les obsèques, où il s’était trouvé assis à côté de moi, et m’avait encore une fois, épiscopalement ignoré.
Catéchèse sur le thème du concile de Nicée (325).
Il faut connaître que deux groupes distincts sont partis au Jubilé : les servants d’autel (des mineurs) et les jeunes de 18 à 35 ans ; et la soirée de retour était commune aux deux groupes.
Ce qui, à mon humble avis, n’était pas la meilleure des idées, parce que tu n’as pas la même liberté devant des gamins de 10 ans, qu’avec ou entre jeunes adultes.
Mais je pense, à l’inverse, que les petits aiment bien être fondus avec les grands.
Et l’évêque se met à parler, pendant 30 minutes, sans s’interrompre, devant moitié d’enfants à l’école primaire, et à refaire la controverse arienne, en parlant d’ousia, d’estin et d’hypostase ; de néoplatonicisme et de confession de Césarée…
Dès la deuxième minute, seul le premier rang n’était pas sur son portable.
Il avait une présentation power point à disposition mais ne s’en est servi que pour afficher le texte de la confession des évêques à Nicée.
Son introduction : comment tenir bon quand tout va mal ; inspirons-nous de ce qui s’est vécu à Nicée.
Sa conclusion : réfléchissons à faire de nos vies, des vies données.
Sauf que j’ai pas vu le rapport entre cela et ce qu’il a péniblement raconté.
À la fin, une petite fille lui demande comment Dieu peut-il à la fois être père et fils.
Tout ce qu’il a su répondre est qu’une personne peut exercer plusieurs fonctions en même temps.
Je pense pourtant que même un enfant comprend le concept d’un mystère ; ça ne s’explique pas, mais voilà pourquoi cela fait sens pour moi.
Une autre lui demande d’expliquer le concept de substance, pour consubstantiel au père.
Il a demandé qui avait fait des études de philosophie et juste trouvé à dire que nous le comprenions trop souvent sous l’angle physico-chimique ; et que si la table devant lui était en bois, une table pouvait quand même être en verre ; et que ce n’est pas la matière qui fait l’objet ou la fonction.
La réflexion est intéressante, mais ne répondait juste pas à la question de base.
Bref, incapable de s’adapter à son public ; peu étonnant que les jeunes aillent se former sur Youtube, chez des prédicateurs évangéliques simplistes…
Je suis triste pour mon Église catholique,
qui se meurt de ses pasteurs qui ne travaillent pas,
et étouffent les laïcs qui pourraient faire le travail d’évangélisation,
mais comme ils le feraient mieux qu’eux..



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