Il était 20 heures 11, ce lundi 20 octobre 2025, quand mon avocat aux Conseils m’a transmis l’ordonnance de la Cour de cassation constatant le désistement. Par hasard, je me trouvais connecté pile à ce moment.
En réalité, il m’avait annoncé dès le 6 octobre 2025 que le meurtrier s’était désisté de son pourvoi en cassation.
Mais ce mec est tellement tordu que je n’aurais pas été étonné qu’il revienne sur son désistement d’ici à ce qu’il en soit pris acte le 17 octobre 2025, ce qu’il pouvait encore légalement faire.
Sur le coup, deux émotions m’animent.
Le soulagement que tout cela soit terminé.
Mais la « déception » ou la frustration, un peu naïve, que cette condamnation ne ramène pas l’être aimée…
Et maintenant ?
Jocelyne est toujours morte depuis 4 ans…
Suis-je apaisé ou habité par un sentiment de justice ?
Partiellement.
J’attendais de l’appel de l’accusé condamné de connaître, de manière très malsaine, les détails de l’assassinat.
Je ne sais même pas pourquoi je souhaitais entendre cela.
À la place, j’ai juste eu droit à une histoire mal ficelée, probablement répétée et insincère, qui si elle pouvait tromper un quidam, ne correspondait pas aux pièces du dossier.
Je reste donc sur la frustration que je ne connaîtrai jamais la fin de Jocelyne.
Et en plus, je suis dérangé que la condamnation en appel me semble finalement alléger la peine d’instance, en tant qu’elle a réduit la période de sûreté de 20 à 15 ans, qu’elle a cependant assortie d’une injonction de soins.
Je trouve que la police (la 2e DPJ) et la justice ont fait du bon travail, et particulièrement la juge d’instruction Sabine KHERIS.
Je dois admettre que la vidéoprotection de la Ville de Paris, si elle n’a rien empêché du meurtre, a permis d’apporter des preuves confirmatives.
Mais la question que je me pose, et à laquelle je ne crois même pas, tant cela dépend des circonstances, c’est : est-ce que l’annonce de la condamnation à 30 ans de prison d’un mec qui a filé 30 coups de couteaux à une femme de 83 ans, de 1 mètre 55 et de 42 kilos, pour lui voler 1 460 euros, va en dissuader d’autres de faire la même chose ?
Maintenant, je veux oublier le procès et continuer de vivre.
Pour retenir de Jocelyne, non pas sa mort, mais bien sa vie ; et les moments vécus ensemble.
Au moins, Jocelyne sera-t-elle toujours dans ma mémoire cette femme active et positive, bloquée à 83 ans, mais dans la force de l’âge, et n’aurais-je pas à souffrir de la voir se dégrader..
Chacun se console comme il peut.
Et je veux aussi croire que cette ordonnance, et l’arrêt qu’elle confirme, lui rende la justice qu’elle mérite.
Je t’aime Jocelyne.
Et quatre ans après, tu me manques toujours autant terriblement.
Heureusement étions-nous tous les deux chrétiens, et croyions-nous dans la communion des saints.






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