Comment vous écrire que je ne suis pas réellement très étonné ?
Dans ma religion, Dieu crée en nommant les choses (exemple dès le troisième verset du premier chapitre de la Genèse : Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut.).
Ainsi, si nous ne nommons pas les crimes sexuels dans l’Église, c’est donc qu’ils n’existent pas… Logique imparable !
Sur quoi, je vais aller faire un mot d’indignation à l’équipe animatrice de Savigny.
J’espère qu’ils pourront proposer ce temps avec retard, par exemple dimanche prochain.
Ce serait la moindre des choses pour les personnes victimes d’abus.
Plus qu’une volonté maladroite de vouloir étouffer des scandales qui nous salissent,
ce qui ne nous rend pas service, car ces scandales existent, que l’on organise ou pas ces temps mémoriels,
ne rend pas service aux victimes qui ne sont pas écoutées, ni aux agresseurs que l’on ne peut alors pas empêcher,
tout le problème est que nos bonnes âmes ne se rendent pas compte que la société aussi attend ce type de gestes symboliques de notre part,
Et qu’en ne le faisant pas, nous corroborons un discours que tous les lieux d’Église sont des Bétharram qui s’ignorent, et tous les chrétiens des complices.
Pour ma part, je regrette l’inorganisation de ce temps.
Je rappelle que ce n’est pas la première fois, car déjà, des prêtres du secteur avaient fait retirer de la prière universelle, une intention demandée par le pape à ce sujet.
Je veux ici exprimer toute ma solidarité aux victimes, mais aussi prier pour la conversion de ceux qui commettent cela.
J’ai eu la chance de ne jamais être victimes d’abus, au sens sexuel, de la part des prêtres. Donc je veux dire que tout n’est pas pourri dans l’Église.
Mais je soutiens aussi que c’est la transparence et la fin du cléricalisme qui permettraient de prévenir partie de ces situations d’abus, et de réellement faire de l’Église, une maison sûre !



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