Un ami catho, journaliste vaticaniste retraité, a commis une tribune, à l’occasion de la journée du droit des femmes 2025, dans laquelle il appelle les chrétiens à saisir la Cour européenne des droits de l’Homme pour faire condamner l’Église de France qui empêche les femmes d’exercer des fonctions de gouvernance, d’enseignement et de sanctification.
Tout de suite, dans nos groupes de discussion, un ancien procureur général près la Cour des comptes, et membre de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, a insisté sur le caractère dangereux de la démarche.
Je suis intervenu à mon tour pour répondre que pour moi, le problème n’était pas vraiment là ; ce qui n’empêche pas que la question mérite d’être discutée.
En effet, dans ma bonne paroisse de Savigny-sur-Orge, dans l’Essonne, 90 % des braves gens, qui auraient le choix, iront toujours plus vers un homme consacré que vers une femme ; et alors si en plus elle est laïque (non consacrée).
Il ne manquerait plus qu’elle saigne !
J’ai toujours trouvé débile le féminisme pour le féminisme, en plus que cela dit que les femmes sont incapables de prendre le pouvoir par elles-mêmes.
Certaines ont réussi toutes seules ; mais d’autres en ont certainement été empêchées.
Le fait est cependant qu’à supposer qu’on réussisse à imposer, comme il existait naturellement dans les premiers temps de l’Église, des femmes aux responsabilités, le catho consommateur de base, qui veut sa messe, ne voudra pas, au moins dans un premier temps, d’une femme.
Il n’y a qu’à regarder ce qui se passe chez nos frères et sœurs juifs et musulmans, et comment la majorité, je ne parle pas de l’élite intellectuelle, en tout cas la base, considère les rabbines et les imames. C’est bien pour l’image à la télé et la radio, mais faut pas déconner non plus.
Je rajoutais d’ailleurs que nos cardinaux sont certainement, en proportion, plus progressistes (et aussi plus homosexuels mais c’est un autre sujet), que la communauté chrétienne de base.
Bref, invitons nos cathos au féminisme, par le choix conscient et volontaire des femmes.
Pour ma part, mais c’est aussi par provocation, je privilégie souvent, pour la même proposition, les femmes laïques (non consacrées) aux hommes consacrés.
Il y a surtout, pour ceux qui connaissent un peu le milieu, qu’une femme laïque qui se risquera à proposer quelque chose (je veux dire autre chose qu’un chapelet ou qu’un rosaire) le fera parce qu’elle a les compétences, et donc qu’elle présente un intérêt à être suivie, alors que nos prêtres consacrés, qui bâtonnent leurs homélies avec Chat GPT en y rajoutant des erreurs, ne nourrissent absolument pas ou plus ma foi.
Et même qu’à mon grand désespoir, les prêtres tradis, avec lesquels je suis globalement en désaccord, proposent un travail intellectuel autrement plus intéressant, vivifiant et stimulant que nos prêtres, pour l’essentiel, africains, qui se laissent vivre sur ce qu’ils représentent.
Parce que finalement, le clergé n’est qu’à l’image du peuple de Dieu qui le reconnait comme tel…

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