L’humoriste Guillaume MEURICE a été écarté de la grille radiophonique de France Inter pour avoir réitéré sa « blague » disant que le chef du gouvernement israélien était une « sorte de nazi sans prépuce » (la première fois a fait l’objet d’une enquête préliminaire qui a été classée sans suite par le Parquet).
Alors un des buts de l’humour est de pouvoir critiquer les puissants.
Et je crois fermement que dans une démocratie, les puissants doivent pouvoir être critiqués.
L’humour est subjectif.
Une blague peut faire rire l’un, mais ne pas faire rire l’autre.
Une blague peut aussi être complètement ratée, de l’avu même de son auteur, et ne faire rire absolument personne.
Je ne trouve pas spécialement drôle de dire que NETANYAHOU est un « nazi sans prépuce ».
Mais je comprends l’esprit de la provocation qui consiste à assimiler juif et nazi (tueur de juifs), quand bien même certains (quelques collaborateurs) juifs étaient nazis.
Je dis cependant que le nazisme n’a pas consisté qu’à tuer des juifs,
et qu’en l’occurrence, dans la politique de NETANYAHOU, on retrouve bien des éléments de la politique nazie, telle qu’a pu la définir Hannah ARENDT, lorsqu’elle définit les totalitarismes.
Donc, en plus, il ne me semble pas tout à fait faux de dénoncer, plus ou moins adroitement, que certains ressorts de la politique de NETANYAHOU sont similaires à ceux du nazisme ; et je persiste qu’on peut le faire, sans souhaiter l’extermination de tous les juifs.
Aussi je soutiens que MEURICE puisse le dire, le soutenir ou le défendre, dans le cadre d’une pastille humoristique.
D’autant qu’après le tour de censure de la liberté d’expression des humoristes, ce sera évidemment celui des élus.
Et puis, plus largement de tous ceux qui auront une pensée dissidente.
J’ai signé des pétitions de soutien à l’humoriste.
Je vous invite à faire de même, sans pour autant vous en recommander une, en particulier.

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