Si je devais faire cinq reproches à la série dérivée qui se passe à Paris, et qui m’ont un peu gâché mon visionnage (pauvre chéri que je suis) : 1°) ce n’est plus la même ambiance qui fait aimer La Casa de papel, 2°) Berlin fait quand même plus vieux que dans la série originale, qui se passe après, 3°) La technologie y est plus moderne et plus développée que ce qu’ils utiliseront dans le futur, 4°) Tous les Parisiens ont des gueules d’Espagnols et 5°) C’est le Paris propre et mythifié de Emily in Paris…
On passe quand même un bon moment, et le fait qu’il y a relativement peu de personnages fait qu’on les intègre assez vite, même si on ne s’attache pas à eux, de manière égale.
Moi, j’aimais bien La Casa de papel du fait du personnage du Professeur (j’ai d’ailleurs mis sa photo sur le compte familial Netflix ; et mon nom y est « Gratteur »). C’est un homme super intelligent qui soit a prévu plusieurs coups d’avance, et sait rebondir en fonction, soit est capable d’improviser pour rétablir les pires situations, et enfin, c’est un homme qui donne de sa personne pour arriver à ses fins, et qui n’hésite pas à intervenir personnellement et directement, par exemple pour détourner une attention.
J’aurais aimé retrouver un peu de cela dans son frère, Berlin, dont on sait d’avance que c’est un connard, mais qui passe globalement la saison à ne rien faire d’autre que courir après la fille qu’il met dans son lit, non sans lui laisser (malgré lui) des indices qui lui permettront ensuite qu’elle le retrouve…
Et donc les choses s’arrangent (presque) toujours à la fin, mais davantage du fait du hasard, que parce qu’elles avaient été prévues, ou parce que quelque chose a été fait pour modifier le scénario. Et donc, il n’y a pas cette adrénaline admirative du « ah ouais, bien ouej ».
La série arrive à être longue avec 8 épisodes, alors que de nombreux ressorts ne sont pas exploités, qui auraient pourtant pu donner plus de matière ou d’épaisseur à la série. Il y a, à côté, quelques longueurs gênantes avec trop de psychologisation des personnages (à moins que ce qui ne soit gênant soit les mauvaises raisons qui les ont poussées à devenir des braqueurs ?).
Par exemple, je m’attendais à ce que la hackeuse, qui s’habille volontairement mal, parce qu’elle est complexée, se transforme à un moment en une « super jolie fille » (ce qui n’est pas compliqué quand tu pars d’une jolie fille, que tu enlaidis, puis à laquelle tu retirer son déguisement). Et ce n’est pas le cas. #déçu
Ce qui est sinon amusant est de relever les petits clins d’œil avec la série originale, et notamment l’intervention des mêmes policières enquêtrices que l’on retrouvera ensuite, même si elles n’ont pas un grand rôle, ce qui là aussi, est un peu frustrant.
Il manque sinon une musique forte, associée à la série, comme il y avait Bella Ciao pour La Casa de papel.
Bref, bonne série, mais pas au niveau de La Casa de papel, qui déjà, n’était excellente que pour ses saisons 1 et 2, avant que tout cela ne s’essouffle…



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