Juste avant de vous parler du SCANDALE de ces hôteliers franciliens, qui sont bien contents pendant l’année d’avoir l’argent de l’État, en faisant office d’hôtels sociaux, puis qui mettent tout le monde dehors six mois avant les JO, pour espérer faire du fric pendant Paris 2024,
je voudrais vous raconter une petite anecdote d’une parade que j’ai opposée à TEILLET, maire de Savigny, en réaction à un sale coup de celui-ci ; avec la complicité de la directrice des affaires juridiques, Sandra ALVES, qui n’avait encore pas sécurisé un acte juridique… Je m’amuse comme je peux.
Lors de la séance du conseil municipal du 23 novembre 2023, TEILLET a refusé d’examiner mes vœux et motions (des propositions de délibérations qui relèvent de la déclaration d’intention), au motif qu’ils lui étaient parvenus hors-délai.
Précisément, il m’affirmait que mes projets lui étaient parvenus à 0 h 03 et 0 h 09, alors qu’ils devaient lui parvenir avant 0 h 00. Genre, comme si TROUBAT, sa directrice de cabinet, était derrière son ordi à minuit pour guetter mes envois, et les traiter en conséquence. Soyons un peu sérieux !
Je précise que je les avais envoyés la veille à 23 h 53 et à 23 h 57, et que je ne savais pas que le serveur de la commune connaît un décalage d’une dizaine de minutes, parce que le matériel informatique de la ville doit vraisemblablement dater de la fin de l’URSS…
Bref, je sors le règlement intérieur du conseil municipal, génialement rédigé et relu par Sandra ALVES qui avait tout bien vérifié, et je vois que les vœux et motions doivent être « transmis » deux jours francs avant la séance (article 20).
Mais je ne lis pas qu’ils doivent être « reçus » deux jours francs !
Et donc, je suis au Tribunal administratif, avec l’argument juridique qu’on s’en fout qu’ils n’aient pas été reçus à temps, pourvu que je les ai envoyés à temps ! C’est dans le règlement.
Et voilà comment j’ai encore tordu le droit à mon avantage !
Ô si vous imaginiez combien j’ai hâte que l’avocat de la Commune nous explique la différence pour l’administration entre une réception à 23 h 50 et une réception à 0 h 10 !
Sur ce, j’en arrive à mon sujet autrement plus sérieux.
Quand bien même il sera rejeté par la majorité municipale dès le stade de son examen préalable, parce qu’ils se comportent en vrais connards.
Je rappelle qu’en septembre 2023, ils ont quand même rejeté ma proposition d’interdiction des évaluations de la perte d’autonomie par téléphone.
Ce degré de servitude volontaire me désespère profondément.
Surtout qu’ils n’y gagnent rien, et qu’ils sont tout autant méprisés par les puissants qu’ils croient défendre.
Donc aujourd’hui, un hôtel à Savigny n’est pas rentable, parce que personne ne vient faire de tourisme à Savigny. Et que sinon quand tu viens dans la région francilienne, tu vas à l’hôtel de l’aéroport ou à Paris.
Et donc pour vivre, les hôtels conventionnent avec l’État, agissant par la Drihl (Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement), et on leur donne une somme très correcte en échange qu’ils accueillent les personnes qui leur sont envoyées par le Samu social (le numéro 115).
Sans conventionnement à l’année, les hôtels ne vivent pas et font faillite !
Et puis là, avec les JO, les hôtels se disent qu’ils font faire des thunes avec les touristes.
Et donc ils déconventionnent pour pouvoir retrouver la maîtrise de leur hôtel.
Deux conséquences :
1°) le 115 ne peut plus leur envoyer personne ;
2°) les résidents reçoivent un avis de fin d’hébergement aux termes duquel ils doivent avoir dégagé pour le tant.
Donc il n’y avait déjà pas assez de place.
Et au plus fort de l’hiver, le 115 ne peut plus leur envoyer de gens, puisqu’ils bloquent pour éviter de devoir mettre dehors ensuite.
Les associations sont catastrophées et débordées.
Le CCAS (Centre communal d’action sociale) renvoie sur les associations.
TEILLET s’en fout. Mais entre nous, dites-moi une chose qui l’intéresse ?
Je porte un vœu pour alerter les consciences sur la situation.
Je propose la réouverture des bains-douches, avec les limites du projet.
Je demande une réflexion d’urgence…
VOEU DE DÉSAPPROBATION DES PRATIQUES DE DÉCONVENTIONNEMENT DES HÔTELS SOCIAUX DE LA COMMUNE À L’OCCASION DES JO 2024
À l’approche des Jeux olympiques et paralympiques d’été 2024 à Paris, de nombreux hôtels franciliens, espérant profiter des retombées du tourisme, rompent leurs conventions d’hôtel social, passées avec la Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement (Drihl), permettant l’action des missions du Samu social (115), pour l’hébergement d’urgence et l’hébergement temporaire.
Le 8 janvier 2024, un premier hôtel social savinien a ainsi rompu sa convention, avec pour conséquences 1°) que les associations ne peuvent plus y orienter de familles à héberger et 2°) que les actuels occupants sont invités à quitter les lieux sous un certain délai.
Au moins un autre hôtel savinien a annoncé son intention de déconventionner dans les toutes prochaines semaines. À terme, tous les hôtels sociaux de la commune pourraient faire de même d’ici à cet été.
Alors que la commune manque déjà cruellement de lieux et de places d’hébergement d’urgence ou temporaire, cette situation n’est pas tenable. Elle fragilise encore plus ceux qui ont besoin de ces hébergements et elle intervient au plus mauvais moment de la période hivernale au cours de laquelle les besoins sont augmentés.
Par ces motifs, le Conseil municipal exprime sa désapprobation de la pratique de déconventionnement des hôtels sociaux de la commune, et s’engage à réfléchir en vue de proposer des solutions d’hébergement d’urgence ou temporaire, comme par exemple la réouverture des bains-douches.


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