Du coup, puisque c’est définitif, je ne pourrais désormais être replacé sous contrôle judiciaire dans cette affaire précise de menace de mort que si des « circonstances nouvelles » venaient à être révélées ; genre on découvre des plans de coupes anatomiques de TEILLET chez moi, ou quelqu’un qui se présente au commissariat et qui allègue que je lui avais parlé d’un projet médical impliquant la personne du maire de Savigny, ou mon historique internet qui trahit un achat compulsif de scalpels de toutes tailles.
Ou alors, il est encore et aussi possible que je me retrouve avec un nouveau contrôle judiciaire, à la suite d’une nouvelle garde à vue, si tout à coup, le Parquet décidait de (re)qualifier autrement les mêmes propos, par exemple incitation à la haine, au lieu, ou en plus, de menace de mort.
Moi, je penche plus pour la deuxième hypothèse, s’ils veulent me faire iech jusqu’au bout.
Quand je suis arrivé au greffe central de la Cour d’appel de Paris, où j’ai encore croisé mon avocat général préféré, Frédéric DESAUNETTES, il y avait un avocat devant moi qui venait demander un permis de visite pour la femme d’une personne détenue d’origine étrangère, mère de leur quatre enfants.
Et donc, il avait renseigné le motif « femme » sur le formulaire.
Et la greffière lui demande la copie du livret de famille.
Et il lui répond qu’il n’y en a pas, puisque ce sont des étrangers qui n’ont fait qu’un mariage religieux.
Et la greffière lui dit qu’elle ne peut rien pour lui, sans livret de famille.
Alors, il tente de négocier, et fait remarquer que si c’était la concubine, on lui accorderait le permis de visite, sur la seule foi de sa déclaration.
Et la greffière lui répond que c’est la procédure, et qu’il n’a qu’à écrire au magistrat pour s’en plaindre.
L’avocat n’est pas encore partie que la greffière est déjà en train de dauber sur lui…
Ah putain, on dirait vraiment les petits fonctionnaires de merde de la mairie de Savigny, qui quand et parce qu’ils sont frustrés professionnellement, ont besoin de se venger sur le citoyen ! Allez donc plutôt tirer des coups, vous reviendrez quand vous aurez pris votre dose d’hormones et que vous serez calmés.
Donc moi, j’arrive dans ce contexte.
Et je dis que je voudrais une copie de l’arrêt, qu’on leur a transmis vendredi.
Ils commencent par me dire qu’ils n’ont rien.
En tout cas, pas le minutier !
Que chaque greffier possède son organisation, et que c’est possible que l’arrêt soit rangé ailleurs.
Puis ils cherchent dans l’ordinateur.
Qui finit par cracher que l’arrêt a bien été enregistré la veille (mercredi), et tous fiers qu’ils sont, qu’ils me l’ont envoyé le même jour par La Poste.
Donc je leur dis que jmef (je m’en fous), et que j’en veux une copie maintenant.
Et ils me répondent : « pas avant quinze jours, si vous n’avez rien reçu », parce que ce sont leurs consignes.
Ils ne peuvent pas, ou ils ne veulent pas, de nouveau certifier conforme un acte dont un extrait certifié conforme a déjà été expédié.
Je vois que cela ne sert à rien d’insister.
Je leur demande de regarder au moins pour le pourvoi.
Et ils me confirment qu’aucun pourvoi n’a été formé, donc que l’arrêt est bien définitif !
Sur ce, je prolonge encore à Évry pour quelques jours, le temps de recevoir l’arrêt, parce que je n’ai toujours qu’un courriel pour unique preuve dans mon téléphone, que j’ai très bien pu trafiquer !
Et puis, moi, je suis très bien à Évry, chez le président de la commission DALO de l’Essonne (droit au logement opposable), ancien DASS (directeur aux affaires sanitaires et sociales) du département.
Je suis à Aguado, juste à la limite du village, à 7 minutes à pied de la gare d’Évry-Val-de-Seine, à 8 minutes à pied de l’église saint-Pierre-saint-Paul, à 9 minutes à pied de la préfecture, à 11 minutes à pied du tribunal judiciaire, à 12 minutes à pied de mon commissaire de justice (huissier), à 17 minutes à pied de la direction départementale des finances publiques (pour aller stalker les impôts de TEILLET), à 21 minutes à pied de la cathédrale, de la gare RER D d’Évry-Courcouronnes et de la gare T12.
J’ai la boulangerie, l’épicerie et la pharmacie à 1 minute 30 à pied, sur la place commerciale en face.
J’ai mon amie Wilma, jeune institutrice gabonaise de 28 ans, rencontrée aux JMJ, avec laquelle nous avons fêté Noël et son anniversaire, à 2 minutes à pied.
Je n’ai qu’à descendre deux étages pour les réunions du comité de pilotage de mon association des Galates-Essonne !
Je suis au pied de la N7 (D7) et je peux sinon prendre l’A6, en fonction.
Honnêtement, je n’ai aucune raison de me plaindre, parce qu’Évry est quand même super bien aménagée (d’ailleurs, j’ai fait la connaissance du programmateur de la ville nouvelle, qui est aussi un catho).
Je rappelle avoir reçu plusieurs propositions quand j’ai pu revenir en Essonne, après avoir passé 47 jours chez mon oncle et ma tante à Montmorency (95) :
– deux permanentes à Évry (où je suis) et Chilly-Mazarin (mais cette dernière impliquait de me retrouver à habiter au bout de la rue d’une agente municipale de Savigny qui a déjà porté plainte contre moi, donc pas l’idée du siècle) ;
– des temporaires à Morangis, Wissous, Ris, Chilly aussi, même quartier, et Étiolles, dont mon ami, le sous-préfet honoraire LECLERC.
Cet ami sous-préfet disant aussi : « si nous nous disons chrétiens, mais que nous ne sommes pas capables de nous entraider dans ces situations, alors notre foi est vaine. »
Les propositions venaient très essentiellement de chrétiens. Mais il y avait aussi quelques politiques locaux.
J’ai aussi deux clients, anars de droite, probablement millionnaire chacun, dont celui qui m’a acheté la charge de « lord-seigneur de Sealand » qui m’ont proposé de l’argent si besoin. Ils sont marrants parce que anti-systèmes. Ils pourraient se payer les meilleurs avocats de Paris, mais ils ne veulent pas ! Ils sont tombés sur mon site par hasard, et ils aiment bien ce que je fais.
Bref, ce contrôle judiciaire, qui se rapproche chaque jour un peu plus de la fin, malgré toutes les lenteurs des administrations, m’aura aussi permis de très belles rencontres et expériences.
On pense toujours aux juifs et aux musulmans qui vivent en communauté et sont très solidaires entre eux.
Mais la communauté catho existe, et elle est aussi super soudée.
Les catholiques ont vraiment été exceptionnels, dans leur soutien, leur accueil et leur générosité.
Je ne sais toujours pas si Dieu existe, mais je sais au moins qu’Il m’a permis de les rencontrer.

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