L’avocat de la Région Île-de-France (qui est aussi celui de la Commune de Juvisy), Olivier MAGNAVAL, contre lequel j’ai toujours gagné jusqu’à présent, dit méchamment de moi que j’ai une chambre à coucher au Tribunal administratif de Versailles. C’est un jeu de mots avec les chambres de jugement du Tribunal.
Toujours est-il que je suis effectivement bien connu d’un certain nombre de juridictions, et désormais des agents de sécurité, des huissiers, des greffiers, des appariteurs, des juges…
Et puis, j’ai aussi cette fâcheuse tendance de dire « Bonjour Monsieur », avec beaucoup d’ostentation, notamment aux agents d’accueil et de sécurité ; je n’ai pas l’impression que nous soyons beaucoup dans ce cas-là.
En plus, quand j’arrive à l’accueil, non seulement, j’ai déjà enlevé tous les objets métalliques.
Mais après le scan, je range moi-même la barquette qui a été passée aux rayons X.
Au marché de Noël, je racontais mon histoire de jeudi.
Une habitante m’a dit au sujet de TEILLET : « Dégueulasse, jusqu’au bout ce type ».
Je vais ici la rappeler.
Le 22, j’annonce mon audience de mainlevée pour le 30 à 13 heures 30.
Le 24, TEILLET me convoque pour le 30 à 13 heures 30.
Moi, je fais passer le mandat avant tout, donc je vais aux commissions.
Mais le 30 à 12 heures, TEILLET annule les commissions.
Et il prévient tout le monde sauf moi !
Comme les commissions devaient durer 2 heures (parce que je parle beaucoup), je viens à pied parce que mon disque bleu ne fait que 1 heure 30.
À 13 heures 40, j’apprends l’annulation des commissions et je décide de faire du René CHAR :
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. »
Je cours chercher la voiture pour aller au Tribunal et j’arrive à 14 heures 15.
Mais comme je serai passé à 13 heures 35, c’est en fait en vain que j’y vais.
Bref, j’arrive en courant au Tribunal, certainement essoufflé et ébouriffé.
Comme le mec qui court les 15 dernières secondes pour faire croire qu’il court depuis 1 heure.
Et au moment de prendre un bac pour mettre mes affaires,
l’agent de sécurité me dit : « non, allez-y » (comme il fait avec les avocats quand ils montrent leur carte professionnelle).
Et je suis passé, bien que j’ai du coup sonné ; mais le mec de la Police nationale n’a pas réagi.
Du coup, je me suis retourné, et en m’éloignant, j’ai levé mon bras droit, et je lui ai adressé un grand pouce levé, avec un grand merci, et un grand sourire.
Et puis encore, la même chose en repartant.
D’ici à ce que cela me permette aussi de passer, d’autres fois, devant celui, peu habitué, qui va prendre plusieurs minutes parce qu’il a sa ceinture qui sonne, puis ses chaussures, puis ses clés…
Mais je vais veiller à ce que cela ne devienne pas une habitude, et ne pas m’imaginer que j’ai un passe-droit.
Je fais aussi beaucoup cela à Suez ; c’est mon ami Nasser qui m’a montré, et cela fonctionne super bien.
La morale de cette histoire, c’est montrez que vous considérez les personnes, et elles vous considéreront à leur tour ; et peut-être même qu’elles vous récompenseront de cette considération.

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