En préambule, je me suis demandé si je pouvais citer son nom et son prénom dans l’article.
Nous sommes dans la situation de l’article 15 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789.
Le législateur a supprimé en 2000 le principe de l’anonymat des agents publics.
L’article 24 de la loi Sécurité globale qui prévoyait une sanction pour les personnes qui divulguaient l’identité et les images des policiers, avec une intention malveillante, a été censuré par le Conseil constitutionnel.
Il n’y a pas de raison que mon privilège blanc ne m’amène qu’à citer le nom de femmes racisées comme Sandra ALVES ; sinon bien sûr que je serais lâche au moment où il s’agirait de le faire pour la police. Ma devise n’est-elle pas : « Tant que vous n’avez besoin de rien, vous pouvez compter sur moi » ?
Vu qu’il suffit d’ouvrir le réseaux sociaux de la Commune pour trouver les photos et identités de la personne, je pourrais m’abriter derrière ce comportement pseudo-jurisprudentiel.
Mais comme je vais ici contester ce que le lieutenant de police m’a signifié, je crains quand même de tomber sous le coup d’une loi qui n’est pas passée ; et qu’exactement comme avec la menace de mort avec TEILLET, et même si ce n’est pas la bonne qualification, d’aucuns puissent dire que s’il arrive quelque chose à ce policier, ce sera de ma faute.
Bref, je ne suis pas quand même pas d’accord avec ce policier, et c’est l’objet de cet article.
Mais je ne me trouve pas tellement en position de force pour l’ouvrir,
et donc le petit garçon de 32 ans écoute bien sagement, et il médite tous ces événements dans son cœur, tandis que son esprit malade chercher à en faire quelque chose de bien.
Non sans se demander quel est le faux en écriture authentique que le lieutenant a le moins apprécié (parce que c’est une remise en cause de ce qui se passe dans son hôtel de police), entre le PV qui dit qu’on ne m’a pas fait de prélèvement ADN, alors que je me rappelle encore de l’écouvillon (pointe en coton) dans ma bouche, du PV qui fait état de ma convocation pour le 24, alors que j’ai été convoqué le 23 pour 18, ou du PV qui ne fait pas écho de la « bad cop » qui s’incruste dans l’audition, alors que sa question a été reprise ?
Ou bien peut-être sinon de l’éventuelle faute procédurale qu’on ne m’ait pas notifié des changements d’intitulé de l’infraction, ce qui aurait peut-être pu me motiver à prendre un avocat en cours de garde à vue ? La prévention est (presque) la même, mais pas la répression. Ce n’est pas tout à fait la même chose d’encourir trois que cinq ans de prison… Note que les articles de code prévoyant le délit, sont absents du PV de notification de garde à vue. Pourtant, est-ce 222-17 du code pénal ou 433-3 CP ?
Je suis donc un peu chagrin du fait de l’attitude récente du lieutenant de police (et je l’écris !).
Le droit pénal est d’application stricte. Il ne connaît pas d’entre-deux.
Vendredi, au comité de quartier de Grand-Vaux, des habitants font pression pour que je puisse poser ma question (et je les en remercie).
Le conseiller municipal d’opposition est évidemment dans son droit de vouloir faire remarquer que la majorité dit de la merde, et qu’elle est en train d’entuber les gens en direct.
Ce que j’ai d’ailleurs fait la veille ; n’en déplaise aux nervis du pouvoir en place.
Mais là, le lieutenant intervient pour dire que non.
Et TEILLET, toujours égal à lui-même, qui me dit que c’est parce que ce n’est pas mon quartier, alors qu’il m’a lui-même refusé la parole dans mon comité de quartier de résidence habituelle hors bannissement, dans lequel j’étais là aussi en tant qu’élu… Vraiment pas le couteau le plus affuté du tiroir…
Et c’est là où l’attitude du lieutenant n’est pas possible.
Soit je suis en train, par ma seule présence, d’enfreindre le contrôle judiciaire, et il est de son devoir de m’arrêter ; si possible avec entraves pour que je puisse ensuite faire un communiqué de presse,
Soit je ne suis pas en train de l’enfreindre, et alors je dois pouvoir poser ma question.
Mais il ne peut pas y avoir cet entre-deux, qui dirait oui, je peux être présent parce que je suis élu, mais non l’élu ne peut pas poser de question.
Toujours est-il que ce comportement du policier va me permettre d’illustrer l’instrumentalisation par TEILLET de mon contrôle judiciaire aux fins de m’empêcher d’exercer mon mandat électif ! Et donc de demander, plus légitimement, de le faire péter.
Stratagème rhétorique numéro 26 selon Arthur SCHOPENHAUER : retourner un argument contre son adversaire.

Laisser un commentaire