Pendant ma garde à vue (GAV) de 23 heures, j’en ai dormi 13.
En même temps, comme je connaissais que j’allais être placé en GAV, j’avais dormi 3 heures la nuit d’avant, pour avoir quelque chose à faire pendant ma GAV, qui serait de dormir.
Mais même 10 heures d’éveil, auxquelles il faut retirer ma signalisation, mes deux auditions, mes repas (lol) et mon transfèrement (sans menottes) à Juvisy ; à la différence de mon transfèrement avec les pinces de Juvisy au tribunal à Évry-C, c’est long !
Sauf que pendant ma GAV, je connaissais globalement les prochaines étapes, donc j’avais des étapes et je pouvais me projeter.
Ce qui ne m’a pas empêché de relire au moins 30 fois ma déclaration des droits et de faire la paréidolie avec les bugnes des verres des carreaux de la cellule (trouver des formes d’objet ou de personnages à des éléments neutres).
Là, je ne suis pas nostalgique parce que je reviens lundi pour le premier comité de quartier.
Je pense d’ailleurs l’assortir d’un petit collage d’affiches, puisque c’est mon mandat électif !
Mais je commence à trouver le temps vraiment long.
Malgré mon travail (et mon client que je lui ai envoyé son mémoire à 8 h 17, et qui m’appelle à 15 heures en me disant qu’il ne peut pas imprimer et qu’il veut connaître s’il peut ne le déposer que dans 3 jours), malgré les nombreux appels de gens qui ne m’oublient pas, malgré la famille (et malgré mes deux défaites à La vente aux enchères où je suis arrivé deux fois deuxième à 1 million près !!!)
Et ce, d’autant plus que je n’ai aucune visibilité sur mon retour définitif.
Légalement, Évry a 5 jours maximum pour statuer sur ma demande de levée de contrôle judiciaire, sachant qu’il doit s’écouler 48 heures entre ma convocation à l’audience, qui me sera envoyée chez moi en recommandé où je ne suis pas, et l’audience. ¯\_(ツ)_/¯
Sauf que dans la mesure où il n’y avait rien ce samedi (jour 11), je ne serai informé au mieux que lundi d’une audience pour mercredi (ce qui m’emmerde parce que j’ai également deux audiences à la Cour d’appel ce mercredi).
Le Tribunal ne statuera de toute façon pas dans les délais, ce qui est légalement sans conséquences, sinon que de me permettre de saisir la chambre de l’instruction au sixième jour !
Mais moi, mercredi, quoiqu’il arrive…
Parce que êtes-vous capable d’imaginer un juge d’Évry dédire un autre juge d’Évry ?
Je vais saisir la chambre de l’instruction qui aura dix jours pour statuer.
Remarquez que si elle ne le fait pas, le contrôle judiciaire saute.
Mais il sautera alors le lundi 20 novembre à 24 heures 00 (= mardi 21 à 00 h 00).
Et au 3 (4) novembre, je réalise que je n’ai pas fait la moitié de mon exil (depuis le 25 au soir) ; et franchement, je trouve cela long !

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