Quelle indolence de ma part !
On ne dirait vraiment pas que j’en ai quelque chose à foutre de faire sauter ce contrôle judiciaire de merde…
À croire que je ne suis pas élu dans la ville dans laquelle a été séquestré le baron EMPAIN, précisément au 19, rue Marcellin-Berthelot (quartier du stade) et que j’oublie la leçon qu’il nous a donnée ; ce qu’il nous a dit, quand il a été libéré :
« Ne faites confiance à personne, jamais ! »
L’avocate qui m’a été commise d’office m’a dit de faire appel de l’ordonnance de placement sous contrôle judiciaire.
Et moi, j’ai ouvert mon code de procédure pénale (CPP), j’ai lu l’article 148-2, et je suis allé me coucher.
Sauf que ce n’est pas l’article 148-2 qui est applicable, mais le 394 !
Et la Cour de cassation a fermé la voie des appels contre les ordonnances prises en application de 394 CPP.
Et cette solution a été confirmée par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2018-758/759/760 QPC du 31 janvier 2019.
Bref, cela fait six jours que je fais une procédure irrecevable ! Autant de temps de perdu !
Ça va encore que je m’en sois rendu compte aujourd’hui, n’ayant reçu aucun avis de procédure, alors que l’affaire aurait dû être audiencée dans les 48 heures, si c’était la bonne procédure !
Et vu les horaires et fêtes, je ne pourrais donc aller que jeudi (2 novembre) déposer une demande de mainlevée du contrôle judiciaire ; dont le délai de procédure ne sera de toute façon décompté qu’à partir du lendemain.
Bref, j’autoprolonge tout seul mon exil loin de Savigny…
J’ai la haine contre moi-même. D’avoir été aussi con, et de ne rien avoir vérifié plus tôt…
Et je ne suis pas très heureux, contre l’avocate, qui même si elle ne peut pas tout connaître, aurait dû s’abstenir de me dire quelque chose dont elle n’était pas sûre et certaine !

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