J’ai reçu aujourd’hui plus d’une cinquantaine de messages de soutien et d’amitié de Saviniens, de colistiers, de chrétiens, de collègues, de clients, de voisins, d’amis… J’essaie de répondre à tous. Je les en remercie. Il y a même des croyants qui ont lancé des chaînes de prière pour moi ! Alors que j’ai ordinairement un taux d’ouverture par mes abonnés de mes articles de 50 %, il est à plus de 85 % !
Plus étonnant, j’ai notamment reçu des messages d’opposants, à l’échelle du département, ou d’agents municipaux, y compris de cadres saviniens, qui me disent en substance : on ne vous apprécie pas, on n’est pas d’accord avec vous et avec votre manière d’agir et de vous comporter, mais on trouve que c’est disproportionné et que cela va trop loin.
En effet, de nombreuses personnes pensent, à tort, que c’est TEILLET qui est derrière la demande d’interdiction de paraître dans le département.
Ce n’est pas lui directement, mais il ne pouvait pas ignorer qu’elle était une des conséquences possibles de sa plainte calomnieuse, car personne, jusqu’à présent de ceux qui m’ont écrit, ne me dit qu’il m’imagine vouloir assassiner le maire.
Toujours est-il que cela semble se retourner contre lui ; et ce n’est franchement pas, après ce qui m’est arrivé, forcément pour me déplaire. J’écrirais même plus : CHEH !
J’attends toujours une date d’audience pour la chambre de l’instruction.
Le procureur général devait mettre le dossier en l’état au plus tard aujourd’hui à midi (il avait 48 heures pour le faire), et l’affaire doit être jugée dans les dix jours.
J’ai rédigé mon mémoire et ma plaidoirie à 30-40 %. J’y vais par touches.
Les critiques négatives des gens, du genre on te soutient mais tu es quand même allé trop loin, me font avancer, car elles me permettent en leur répondant, d’affûter mon argumentation, et d’anticiper les moyens qui me seront opposés à l’audience.
J’ai toujours le moral, et les messages, nombreux des amis, m’aident à le conserver ! Merci à tous ! Je saurais m’en souvenir quand la roue aura tourné ; et n’oubliez pas que ce sont toujours les gentils qui gagnent à la fin des films ! Et même si nous ne savons toujours pas où nous en sommes dans ce mauvais navet qu’est le mandat municipal de TEILLET, la fin se rapproche quand même, inéluctablement !
Voici le message que j’ai envoyé à beaucoup aujourd’hui.
Objet : Nouvelle personnelle importante
Chers amis,
La presse locale essonnienne va rendre public dans la journée, sur mon information, que je suis prévenu de faits de menace de mort à l’encontre du maire de Savigny-sur-Orge, et que je fais l’objet d’un contrôle judiciaire qui m’interdit de paraître en Essonne (sauf pour y exercer mon mandat électif).
Je conteste vigoureusement ces faits.
Lors de la cérémonie d’hommage au professeur assassiné Dominique BERNARD, le maire de Savigny a dit que la solution au terrorisme était en chacun de nous.
Et moi, qui affirme que la solution ne peut pas venir de nous, car nous ne sommes pas le problème, mais que le problème sont les terroristes islamistes ; j’ai voulu faire un trait d’esprit, ironique, sarcastique, et j’ai rédigé un contre-discours, probablement malheureux, dans lequel j’ai écrit, par pure rhétorique, que puisque le maire de Savigny avait la solution au terrorisme, pratiquons une vivisection sur lui pour regarder à quoi ressemble cette solution.
Il s’agissait d’une métaphore absurde, pour regrettable soit-elle, visant à répondre à l’absurdité du premier propos, qui n’a pas été comprise comme telle. En période d’urgence attentat, celle-ci n’est pas passée. Je n’ai jamais souhaité la mort, ni même aucune violence physique, contre l’édile ou contre quiconque.
Le maire a porté plainte (au bout de six jours ; trois jours après que j’ai révélé l’achat de sa maison à 32 ans pour 470 000 euros).
J’ai fait 23 heures de garde à vue puis 4 heures de dépôt dans les geôles du Tribunal, ce qui me semble disproportionné en tant que je n’allais pas m’échapper et que je serai revenu pour comparaître.
J’ai rencontré une procureure qui m’a dit que je n’étais pas là qu’à cause de cette affaire, mais impossible d’en savoir plus de sa part…
Je rappelle que je suis fiché par les services de renseignement depuis 2015, et que j’ai fait condamner par la juridiction administrative, le ministre de l’Intérieur et le préfet de police de Paris à deux reprises, parce qu’ils refusent de me communiquer le contenu de ma fiche.
Un juge des libertés et de la détention m’a finalement interdit du département. Il n’avait même pas lu mon dossier au moment de ma comparution, puisqu’il ignorait que j’étais élu, ce qui est toujours gênant pour prendre des mesures relativement à un comportement accompli en tant qu’élu.
Je vais maintenant m’attacher à faire annuler le contrôle judiciaire, pour pouvoir revenir à Savigny. Puis je réglerai cette affaire au fond en m’appuyant sur le droit de la Cour européenne des droits de l’Homme qui a déjà jugé que les attentats ne peuvent pas être un motif de limitation de la liberté d’expression des élus.
Je tenais à vous informer personnellement de ces évènements.
L’ensemble des éléments objectifs de l’affaire (contre-discours, ordonnance du juge…) sont disponibles en accès libre sur mon site internet vagneux.fr
Je remercie tous ceux qui m’ont témoigné de leur soutien, de leur confiance et de leur amitié.
Présumé innocent de ces faits, je ne compte pas changer mes habitudes dès lors que je pourrais revenir à Savigny.
Pour autant, je comprendrais que ma présence puisse déranger certains, et je m’effacerai alors de ces activités privées pour ne pas créer le scandale.
Je reste à votre disposition si vous avez des questions ou que vous souhaitez plus d’informations.
Bien sincèrement.
Olivier
Depuis Montmorency (95)


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