Objet : Communiqué de presse (version longue amendée)
Un conseiller municipal de Savigny-sur-Orge interdit de paraître en Essonne jusqu’à ce qu’il soit jugé pour des faits de menaces de mort en ligne sur le maire de la commune
Après 23 heures de garde à vue et 4 heures de dépôt, Olivier VAGNEUX, conseiller municipal (DVD) d’opposition à Savigny-sur-Orge, accusé de menace de mort sur la personne du maire, a été placé sous contrôle judiciaire et se voit interdire de paraître en Essonne jusqu’au procès prévu le 18 mars 2024. Il peut toutefois revenir pour exercer son mandat municipal.
Alors que le maire de Savigny-sur-Orge dispose, selon son propre aveu, d’un avocat qu’il rémunère pour effectuer une veille quotidienne des publications de M. VAGNEUX, il aura fallu pas moins de six jours au maire de Savigny pour découvrir qu’il était prétendument menacé de mort, par un élu de son opposition (Olivier VAGNEUX), qu’il était en plus venu provoquer deux jours avant sa plainte, lors du forum jeunesse ; ce qui témoigne de la très grande peur de mourir de M. TEILLET.
Pourquoi six jours ? M. VAGNEUX se plaît à croire que c’est parce que dans l’intervalle, il a révélé sur son site internet que le maire de 32 ans avait acquis un pavillon de 130 mètres carrés pour 470 000 euros ; et ce premier de se demander, où le maire avait pu trouver les fonds nécessaires à cet achat… Également parce qu’il enquête sur les travaux immobiliers réalisés par une adjointe…
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Le 16 octobre 2023, la Commune de Savigny-sur-Orge organisait un rassemblement en hommage à Dominique BERNARD, professeur assassiné quelques jours plus tôt à Arras par un terroriste islamiste.
Cette cérémonie qui se voulait un soutien à la communauté éducative, était organisée à 17 heures, à un horaire où les enseignants n’étaient pas encore disponibles, preuve que le maire était uniquement intéressé par le coup de communication et la lumière qu’il pouvait prendre à cette occasion.
Pour mémoire, début juillet 2023, il avait organisé un rassemblement similaire pour appeler à l’ « union nationale » contre les émeutes urbaines, mais il n’avait volontairement conservé sur les photos, magnifiquement recadrées, que les seuls élus de sa majorité.
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Au cours de son discours, durant lequel il s’est révélé incapable de qualifier l’attentat terroriste d’ « islamiste », il a sorti la quintessence des banalités ; celle qui ne veut absolument rien dire mais que le bon politicard arrive à caser dans tous ses discours : « la solution (au terrorisme) est en nous ».
Ainsi, pour le maire de Savigny-sur-Orge, les Français se font assassiner dans leur pays par des terroristes islamistes, mais la solution, donc le problème, ne sont pas les terroristes ou l’islamisme, mais bien les Français, qui n’ont qu’à se bouger pour que cela s’arrête.
Et dans sa critique politique de ce discours, sur son site internet, Olivier VAGNEUX, conseiller municipal de Savigny-sur-Orge, a voulu faire un trait d’ironie sarcastique, comme il est (re)connu pour cela, et il a écrit que, puisque la solution est en nous, pratiquons donc une vivisection sur le maire de Savigny pour rechercher la solution qui est en lui.
Dans le contexte de l’urgence attentat, ces propos ont été surinterprétés comme une menace de mort à l’encontre du maire de Savigny.
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Pour rappel, en droit pénal français, il ne peut y avoir infraction que s’il existe un élément moral ; c’est-à-dire qu’il y a, à la fois, la conscience et la volonté de commettre l’infraction.
Pour sa part, Monsieur VAGNEUX n’a jamais eu l’intention d’attenter au moindre cheveu de Monsieur TEILLET, ni même qu’il lui arrive la moindre violence physique.
De manière absurde, quel serait d’ailleurs l’intérêt de M. VAGNEUX, qui dépose une plainte tous les deux mois contre M. TEILLET, d’obtenir la mort de celui-ci, empêchant alors que celui-ci puisse être jugé des crimes dont ce premier l’accuse ?
Depuis 2013, Monsieur VAGNEUX pratique le combat politique, et même le combat juridique, mais jamais le combat physique. Que pourrait-il d’ailleurs faire avec son IMC de 17,8 contre le rugbyman Alexis TEILLET ?
Depuis dix ans, MM. VAGNEUX et TEILLET ferraillent l’un contre l’autre, et il n’y a jamais eu le moindre commencement de violence physique contre lui, ni d’ailleurs contre quiconque.
Alexis TEILLET peut-il en conscience, et du fond de son âme, dire en regardant Olivier VAGNEUX dans les yeux, que celui-ci a voulu le tuer ?
Il connaît parfaitement que ce n’est pas vrai, mais il avait là l’occasion idéale pour se débarrasser d’un opposant gênant.
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Placé en garde à vue le mardi 24 octobre à 8 h 57 au commissariat de Savigny, Olivier VAGNEUX a été signalisé (prélèvement d’ADN compris), puis auditionné une première fois entre 10 heures et 11 heures, au cours desquelles on lui a demandé avec insistance s’il regrettait ses propos.
M. VAGNEUX, qui revendique faire de la politique autrement, et donc ne pas adapter son discours en fonction de ses interlocuteurs, a expliqué sa démarche, qui était de répondre à l’absurde par l’absurde, par un trait d’esprit, qui n’est que pure rhétorique.
Il a fermement contesté avoir voulu la mort du maire.
Réauditionné une deuxième fois le même jour entre 16 heures 30 et 16 heures 40, il a été proposé à M. VAGNEUX de se rétracter, ce qu’il a refusé de faire, parce qu’il est clair et cohérent dans son intention.
Il s’est en plus alors permis d’ajouter que la vivisection n’avait pas pour objet recherché la mort, donc que le procureur avait mal qualifié l’infraction reprochée…
Comme la garde à vue ne pouvait pas dépasser 24 heures, la substitut du procureur a décidé que M. VAGNEUX lui serait déféré le lendemain à 8 heures 30, pour que celle-ci dure donc 23 heures !
À l’audience du 16 mars 2024, Olivier VAGNEUX soulèvera trois nullités de la garde à vue.
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Au Tribunal, le lendemain, la substitut du procureur a fait comprendre à M. VAGNEUX qu’on lui reprochait plus que ces menaces de mort ; d’où probablement ces 23 heures de garde à vue, alors que les risques que M. VAGNEUX s’échappent sont quasi-nulles.
Elle, avait simplement requis l’interdiction de paraître en mairie.
À l’audience devant le juge des libertés et de la détention, à l’issue de 4 heures de dépôt, celui-ci, qui n’avait même pas lu la plainte du maire, ou l’article contenant les propos litigieux, puisqu’il ignorait que M. VAGNEUX était élu, demandait l’interdiction totale de paraître dans le département.
Olivier VAGNEUX a rappelé au juge que sa qualité d’élu l’empêchait, selon une jurisprudence constante de la Cour de cassation, d’être interdit de la commune dans laquelle il est élu, afin d’exercer son mandat.
Ce qu’il n’a pas dû apprécier.
Le juge a même demandé la preuve de l’élection de M. VAGNEUX.
Finalement, ce juge a ordonné l’interdiction de paraître d’Olivier VAGNEUX dans le département, sauf pour y exercer son mandat.
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Olivier VAGNEUX déplore les proportions prises par cette affaire.
Il ne s’agissait pour lui que d’un trait d’esprit, au pays de VOLTAIRE.
Lui ne devrait pas prendre Alexis TEILLET au premier degré quand il dit que la solution est en nous, mais Alexis TEILLET devrait le prendre au premier degré quand Olivier VAGNEUX écrit, avec son ironie coutumière, allons chercher la solution qui est en lui.
M. VAGNEUX rappelle en outre qu’Alexis TEILLET est une personne fragile psychologiquement, qui ne tolère aucune critique, et qui lui a quand même collé une plainte pour outrage, qui sera partiellement jugée le 16 février 2024, parce qu’il lui avait écrit « vous n’avez vraiment honte de rien ». On a pourtant connu pire, en matière d’invective.
Plus que tout, M. VAGNEUX regrette la victoire du terrorisme, qui a finalement réussi son objectif de modifier nos façons de vivre, en réduisant notamment notre perception de la liberté d’expression et de l’ensemble de ses composantes.
Heureusement que la Cour européenne des droits de l’Homme a déjà jugé que le contexte des attentats n’était pas un motif pour de telles entraves.
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Monsieur VAGNEUX a demandé la levée de son contrôle judiciaire.
Il attend actuellement une date d’audience, qui ne pourra lui être notifiée que chez lui, alors qu’il n’a plus le droit d’y vivre… ¯\_(ツ)_/¯
Il est actuellement en exil, chez un oncle, à Montmorency (Val d’Oise).
Il attire l’attention de la presse sur le fait que le juge des libertés et de la détention lui oblige de faire la preuve de son travail (en Essonne), alors qu’il lui interdit de paraître en Essonne pour travailler… ¯\_(ツ)_/¯
Il ne compte pas démissionner de son mandat, et il est bien déterminé à se défendre. Cette épreuve ne fait que renforcer sa détermination.
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CONTACT PRESSE :
Olivier VAGNEUX
06.51.82.18.70

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