Comme il n’y a pas grand chose à en dire pour l’instant, je vais plutôt commencer par vous raconter ma vie.
Pour changer !
Allez directement à la fin pour avoir des éléments sur l’atelier.
Je dénonce la mascarade démocratique que représentent ces ateliers de concertation citoyenne.
Et du coup, je n’y participe pas ; mais je vais quand même y assister.
C’est d’abord une question de cohérence, en tant que j’ai demandé au Tribunal l’annulation du marché public d’organisation de ces ateliers, du fait que le Conseil municipal n’y a pas été associé, alors que le maire ne peut agir sans habilitation expresse pour toute procédure nouvelle avec un opérateur économique (voir en ce sens l’arrêt de principe du Conseil d’État du 13 octobre 2004, n° 254007, Commune de Montelimar, p. 369 au Recueil Lebon).

C’est ensuite que si c’est pour faire comme avec le plan local d’urbanisme et décider de l’exact inverse de ce que les gens ont répondu, je préfère ne pas donner corps à cette « pantalonnade », pour paraphraser le camarade socialiste GUILLAUMOT.
C’est encore que c’est à destination de la population, et que j’aurais d’autres opportunités de m’exprimer en tant qu’élu. Là, ce n’est pas mon moment.
Et donc, en bon inspecteur des travaux finis, je me pose dans un coin et je regarde les autres bosser !
Et ainsi, j’étais assis dans l’angle de l’ouverture de la porte qui donne sur l’extérieur.
Et à un moment, tu as cinq gamins qui se mettent à gueuler : « Oh, y a le maire ! », en ma direction.
J’étais alors en train de boire un liquide transparent.
Peut-être de l’eau ?
Peut-être de la vodka ?
Peut-être du GHB ? (mais je ne suis pas con à ce point-là !)
Et les cinq gamins : « Oh, y a le maire qui boit ! ».
Oui, et puis, je pense que le maire va même aux toilettes…
Ce qui me rappelle une anecdote cet été sur le chemin des JMJ (Journées mondiales de la jeunesse) au Portugal.
On était sur une aire d’autoroute vers Montauban, et il y a un mec de HEC, donc la future élite de la France, qui semblait être une bonne grande gueule. Je me rappelle que qu’est-ce qu’il parlait fort.
Et on se retrouve à uriner côte-à-côte, et à un moment, il se penche vers moi, fait mine de regarder vers mon sexe et il balance à ses copains un puissant : « oh là là, au moins 20 cm. »
Alors, je n’ai pas une grande expérience des autres pénis masculins, mais quand bien même j’aurais une queue de 20 centimètres (au repos évidemment), il me semble que c’est là un score bien honorable que beaucoup fantasmeraient d’avoir.
Et moi qui n’ais d’habitude aucune répartie, parce que j’ai la comprenette un peu lente, je lui ai pourtant immédiatement balancé un « oui, mais ressenti 35 ». Et il a bien fermé sa gueule. Et il ne m’a plus adressé la parole du pèlerinage ! Cheh !
Bref, revenons avec nos jeunes amis, je fais d’abord de grands signes des deux mains aux gamins pour leur dire que non, je ne suis pas le maire ; du moins, pas encore !
Puis finalement, comme ils ne partent pas, je me lève, je sors et je vais leur parler.
Au moment où je me lève, tu en as trois qui détalent en courant ; du coup, je parle avec les deux qui restent, puis les trois autres reviennent.
– Bla bla bla, je suis pas le maire.
– Ah oui, mais vous vous êtes présenté. Hé, mais en fait, vous êtes jeune (ça va qu’ils n’ont pas vu mes cheveux blancs). Et vous avez quel âge ? Et on vous voit sur les affiches !
Parce que celles que je placarde sur les panneaux d’expression libre sont plus grandes que celles du maire.
Les gonades aussi, mais c’est un autre sujet !
Et donc, ils m’ont listé cinq revendications.
Je leur ai dit, tout en leur parlant du réaménagement à venir du parc des sports, que je ne pouvais agir que sur trois (ensuite en gras).
Mais en tout cas, ils m’ont trouvé des propositions de délibération pour les trois prochaines commissions.
1°) Baisser le tarif de la licence de foot (je leur ai dit que cela dépendait du club, mais à bien y réfléchir, je me demande si ce n’est pas la FFF qui fixe un tarif minimal – à creuser) ;
2°) Supprimer les terrains de terre battue qui tâchent leurs vêtements ;
3°) Remplacer le terrain de foot synthétique par du vrai gazon (j’avais pourtant crû comprendre que cela avait été fait mais comme je ne fréquente pas ces équipements) ;
4°) Installer des tribunes au niveau des terrains de foot « pour les parents » ;
5°) Diminuer les tarifs de la demi-pension (c’est le Département qui fixe les tarifs de la cantine au collège).
L’association « Savigny environnement vivre ensemble » a sinon officiellement pris mon attache parce qu’ils veulent me dire qu’ils ont très mal pris que je les traite de « candaule », et qu’il ne faut pas insulter les vieux.
Je veux bien me laisser engueuler pendant 5 à 10 minutes, parce que c’est le jeu.
Mais j’espère davantage qu’on pourra surtout aborder les sujets du cadre de vie savinien.
Après, je me ferai un malin plaisir de comparer ce qu’ils ont affirmé sur le plan local d’urbanisme, sans aucun marqueur de doute ou de subjectivation, uniquement parce que le maire leur avait dit, et ce que le maire va finalement faire du plan local d’urbanisme !
Candaules, avais-je écrit ?
D’ailleurs, mardi, j’étais à Grand-Vaux pour un client qui avait besoin d’un écrivain public.
Et je suis arrêté par un jeune qui me parle des promesses du maire.
Je lui dis que TEILLET n’a aucune parole et que cela ne sert à rien d’espérer.
Et il me lâche oklm : « Alors, comme ça, c’est une petite salope, le maire. »
Comme ça ne venait pas de moi, j’ai été choqué de ouf. Il m’a fait ma journée.
Sinon sur l’atelier.
Organisé en trois temps.
1°) Une présentation de la démarche de recension des difficultés
2°) Une marche pour constater.
3°) Des cartes pour restituer par écrit les constats.
19 présents.
25 ans de travail balayé, et visiblement cela ne choque pas Amélie CHAMIGNON, la directrice mobilités, environnement et espace urbain, qui ne doit pas connaître la notion de « continuité ».
Mort de rire, j’ai détourné un meme internet.
À la limite que je dois avoir des archives chez moi, qu’ils font semblant d’avoir perdu ; même si les connaissant, ils les ont vraiment perdues…
RIP le plan de déplacements de Bernard BLANCHAUD, qui m’a d’ailleurs écrit, à très juste titre, que ce n’était pas de la concertation, mais de la consultation.
C’est malhonnête intellectuellement, parce qu’ils vendent par exemple la « zone de rencontre » comme un super truc, en lequel ils voudraient transformer Savigny, en s’abstenant bien de dire que cela implique de passer les rues à 20 km/h max.
Je ne suis pas certain que les gens seraient toujours d’accord, avec cette donnée.
Moi, je vous le dis d’office, je ne passerai pas Savigny en zone 20 !
Le cabinet INGETEC est à fond dans le solutionnisme technologique ; ils ont des super-calculateurs. Ouais, enfin, la largeur de la rue (trottoir + chaussée) sera toujours la même !
Ils travaillent avec le plan de 2006, qu’ils ont modernisé, sauf qu’il n’est quand même pas à jour ! ¯\_(ツ)_/¯
Puis quand tu écoutes les présents, dont plus de la moitié que tu vois toujours partout, ils réclament globalement :
– des trottoirs plus grands et en même temps des chaussées plus grandes (je ne comprends pas comment c’est possible) ;
– des chicanes et des ralentisseurs, mais pas devant chez eux pour ne pas faire trembler la maison ;
– des sens unique, mais quand même pas dans leur rue ;
– des zones de rencontre, pour reporter le trafic dans les rues des autres.
Évidemment, absolument rien pour anticiper les conséquences des futures constructions…
À voir maintenant ce qu’il va en ressortir !
Je trouve juste dommage que la majorité rejette le travail de tous ses prédécesseurs, pour faire semblant d’arriver avec ses solutions ex nihilo…
Et aussi qu’elle n’ait pas sollicité le Conseil municipal ; d’où mon recours qui va annuler tout ce beau travail…





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