Dans la série des absurdités de la réforme liturgique de 2020, il y a la transformation de la formule du « pêché du monde » en « péchés du monde ».
Dont on demande à Dieu à deux reprises de venir les enlever au cours de la messe.
Le péché du monde, c’est que l’Homme n’aime pas assez Dieu. Comprendre qu’il n’aime pas assez son prochain.
C’est ce que certains ont longtemps considéré comme étant le péché originel ; ce qui justifiait que l’Homme soit loin de Dieu, au contraire de ce qui se passera au « paradis ».
Les péchés du monde, ce sont les pécadilles, du style de manger trop de chocolat. Mais cela peut aussi être un peu plus grave. Ce sont toutes les choses qui blessent Dieu et dont nous savons qu’elles sont mauvaises au moment où nous les commentons parce que nous avons une conscience.
Quand Dieu enlève le péché du monde, il efface définitivement l’obstacle qui nous empêche de le rencontrer.
Même si théoriquement, il y a Jésus qui est déjà venu pour cela. Avec le résultat que l’on connaît.
Mais tout le monde est capable de se rendre compte que nous ne vivons pas encore dans la « plénitude » de Dieu.
Quand Dieu enlève les péchés du monde, il lave l’ardoise comme après le sacrement de réconciliation.
Mais c’est provisoire puisque l’Homme se débrouille toujours pour recommencer à pécher.
D’où qu’on donnait l’extrême-onction à la dernière limite pour que le mourant n’ait pas le temps de pécher de nouveau.
Bref, en faisant de Dieu celui qui lave les péchés du monde, on le transforme en grand nettoyeur, dans une optique égoïste et court-termiste.
Alors que Dieu qui vient supprimer le péché du monde, c’est la réconciliation permanente de toute l’humanité. C’est quelque chose d’un peu plus grand et d’un peu plus important.
Et puis que devient le « péché du monde » qui explique la distance actuelle entre Dieu et les Hommes dans leur ensemble ? Il semblerait qu’on s’en foute, et qu’on relativise tout sur un même plan… Tous les péchés se valent. Déjà manger trop de confiture et assassiner sa voisine sont équivalents. Mais ensuite ne pas assez aimer Dieu volontairement et blesser Dieu involontairement en n’aimant pas assez son prochain.
Je ne comprends vraiment pas la pertinence de cette réforme.
Sinon qu’on abaisse encore l’Église à la portée des gens au lieu d’élever les gens à la portée de l’Église…

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