Pendant la réunion, je bitchais avec un collègue du Conseil municipal (ils ne me détestent donc pas tous), et je lui disais que c’était un flop car il n’y avait que 17 vieux blancs dans la salle, dont 3 de moins de 50 ans. Il m’écrivait qu’apparemment, selon ce que je lui racontais, il fallait donc montrer « patte blanche pour ne pas être blacklisté ». Je lui répondais : « Je dirais même plus, patte caucasienne ! »
Je commencerais par rappeler que je suis opposé aux Voisins vigilants car je crois que la sécurité relève d’un monopole de l’État, et qu’on joue ici sur les mauvais penchants des gens.
Aucun représentant de la société commerciale « Voisins vigilants » n’était là. Personne non plus de la Police nationale.
Il valait mieux. TEILLET a commencé par expliquer que c’était de la faute de la Police nationale si cela s’était arrêté après 2014, car ils n’avaient pas manifesté d’intérêt pour cette activité.
Il a redit que Savigny connaissait une baisse des cambriolages mais une hausse des vols avec violence.
MULLER nous a redit que Voisins vigilants était là pour rétablir la confiance ; personnellement, je ne savais que nous l’avions perdue…
Que Voisins Vigilants devait permettre de signaler les feux, regroupements de jeunes, musique, feux de forêt, tags, vente à la sauvette… Je n’ai pas demandé où était la forêt de Savigny !
NICE, le chef de la police municipale, a expliqué que les Voisins vigilants devaient permettre de repérer les « individus suspects ». Moi, je ne connais pas les critères de reconnaissance d’un individu suspect. Je pense que nous sommes tous un peu suspects, à défaut d’être tous le suspect de quelqu’un.
Que l’appli était là pour servir à transmettre des infos sur les individus recherchés ; qu’à la rigueur, on pouvait les suivre discrètement…
À un moment, et j’ai réécouté mon enregistrement, il a même dit que Voisins vigilants était plus rapide que le 17… Parce qu’il fallait seulement 30 secondes pour alerter. J’ai été surpris d’entendre cela de la bouche d’un chef de police municipale.
Quelques chiffres :
Il y a 312 voisins vigilants à Savigny.
Il y a eu 27 signalements en deux mois.
La ville est coupée en 6 secteurs qui reprennent ceux des réunions de quartier (contre 14 communautés précédemment).
Le pavillonnaire est très largement concerné, même s’il n’y a que 9 voisins vigilants dans le secteur de l’Orge. On en trouve sinon que 12 à Grand-Vaux.
J’ai appris qu’une milice s’était formée pendant la période des violences urbaines pour protéger Intermarché du pillage.
TEILLET persiste à dire qu’on ne risque rien à porter plainte, parce que c’est anonyme. Sauf que si tu portes plainte contre VAGNEUX, il demandera le dossier et saura qui est derrière.
Plusieurs personnes se sont plaintes de problème avec l’application, notamment l’absence de possibilité de répondre en temps aux signalements, ou de recevoir les signalements en temps réel. Elles plaident pour plusieurs types d’alerte.
D’autres déplorent que l’aspect solidaire se transforme en Facebook « Tu sais que tu viens de Savigny quand… »
Le Grand-Orly Seine Bièvre va prendre en charge la signalétique. (Celle qui indique d’aller cambrioler chez le voisin.)
On peut se former à la prise en main de l’application à l’accueil de la police municipale.
Une réunion rassemblant les référents sera réorganisée en septembre.
La grosse déception des présents provenait du manque de communication de la part de la municipalité sur le thème. Comme si c’est cela qui était responsable du peu de présents…
Des participants faisaient observer qu’ils n’arrivaient pas à convaincre d’autres personnes de les rejoindre car les gens ont un a priori négatif des gens sur les Voisins vigilants et qu’ils ont peur des représailles.
Il leur a été répondu qu’on pouvait s’inscrire anonymement, mais que ce serait bien qu’il n’y ait quand même pas que des anonymes.
D’autres ont voulu connaître qui validait les inscriptions, et sur quels critères.
Avant, seul le référent validait, et pouvait même désinscrire des gens.
Un présent témoignait qu’il allait rencontrer personnellement chaque nouvel inscrit.
C’est le chef de la police municipale qui valide seul.
À un moment, la réunion a complètement dérapé, quand une dame a suggéré que la mairie se serve des listes électorales et des feuilles d’impôts pour démasquer les chevaux de Troie, qui infiltreraient les Voisins vigilants pour préparer leurs sales coups.
Le maire a proposé un système de double validation, par le chef de la police municipale et le référent de quartier.
La Police municipale a sinon la possibilité de diffuser des informations par secteur.
Après avoir essayé de terminer la réunion quatre fois, TEILLET a enfin fini par réussir à renvoyer les gens chez eux.


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