Comme je l’ai dit aux habitants qui m’ont sollicité, on ne s’enflamme pas, parce que ma proposition de « droit au retour », qui ne correspond d’ailleurs pas tout à fait à leur volonté, qui est qu’on réhabilite leur résidence sans les forcer à partir de chez eux, ce qui n’est pas réellement possible, va être rejetée par ladite commission…
Et même que je vais vous raconter comment cela va se passer !
1°) Déjà, les « commissaires » vont tous arriver en faisant la gueule parce qu’on a dérangé la commission juste pour cela ; et que les gauchos de Châteaubriand, des pauvres et des immigrés, et même que parmi eux, il y a des musulmans pratiquants, ils n’en ont rien à foutre ! Normal, ça ne vote pas pour eux…
2°) On va me demander de présenter ma proposition.
Évidemment que je n’aurais eu aucune expertise ou appui technique, parce que les services municipaux ne travaillent qu’avec la majorité ; et que quand je les sollicite, ils m’ignorent.
Ils n’ont toujours pas compris ce qu’était le service public ; et la différence entre moi, ce que je peux, et j’ai le droit de me permettre, et eux, ce qu’ils ne peuvent, et n’ont pas le droit, de faire…
Après, vu le niveau de leur expertise, à la limite que Wikipédia est de meilleur conseil…
Mais t’inquiète pas que le jour où j’arrive aux affaires, le grand remplacement ne sera plus seulement un fantasme ! Je ne me contenterai pas d’armer les fusils pour la chasse aux sorcières ! Non, j’y prendrai toute ma part parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
3°) Je vais donc parler 1 minute 30 environ, suivi d’un grand silence ; d’autant que personne ne m’aura vraiment écouté, trop occupé à jouer sur les tablettes.
4°) Puis il y a un mec de gauche bienpensant, du type mâle blanc universaliste de plus de 50 ans (mais je vis quand même en pavillon), qui pour ne surtout pas être d’accord avec moi, va dire que oui, mais que ça ne répond pas aux vrais problèmes, et qu’il faut faire autrement, et que le bailleur est un sale type, et qu’il est temps d’agir, mais il ne va rien proposer.
5°) La droite va toujours fermer sa gueule.
Les macronistes aussi ; si jamais quelqu’un est venu…
6°) Puis vous avez un sachant de l’administration qui va expliquer que ma proposition est de la merde.
Il ne saura pas réellement l’expliquer, mais comme j’ai tort par principe…
Du genre Armand STEIGER qui gueule que c’est la loi, mais qui est incapable de dire laquelle…
7°) Et la droite va se rallier et dire qu’effectivement, ce que je propose est bien de la merde.
8°) Moi, je me feindrai d’un commentaire comme quoi à Savigny, c’est l’administration qui fait la politique, et les chiens d’élus qui suivent.
9°) Vote final : Pour 1 (ma gueule) ; Abstention 2 (les gauchos) ; Contre 8 (tous les autres).
10°) TEILLET va dire qu’il n’inscrit pas la proposition à l’ordre du jour parce que avis négatif de la commission.
11°) Je vais lui faire un recours parce que les avis de la commission ne lient pas sa décision de fixation de l’ordre du jour.
C’en sera fini pour deux ans, avant que la Justice ne me donne raison…
Et d’ici-là, Seqens n’aura pas mis plus une thune supplémentaire, en prétendant que c’est parce qu’ils préparent le grand projet de super travaux !
De toute façon, ce projet ne satisfera personne.
Déjà, vous avez le système qui ne veut pas d’un « droit au retour », parce que c’est garder des pauvres au même endroit ; et que beurk, c’est sale un pauvre.
Puis vous avez les riverains qui vont dire que de toute façon, ils ne veulent pas qu’on détruise leurs logements, alors que c’est malheureusement inévitable, vu l’état de pourissement du bâti. En même temps, ils sont à côté de l’Orge… Et puis, quand on leur aura proposé quelque chose ailleurs, ils ne voudront plus réellement revenir à Savigny, qui est quand même une bonne ville pourrie…
Toujours est-il que moins d’une semaine après les premiers échanges avec les habitants, au cours desquels je les ai prévenus de ne se faire aucune illusion sur TEILLET, qui va les trahir ; et conformément à mon engagement pris devant eux, une proposition de délibération, qui vaut ce qu’elle vaut, a été soumise.
J’avais fait une promesse aux habitants. Je l’ai tenu. Je n’en verrais rien dans les urnes… Mais c’est toujours bon pour mon حَسَنات. Dieu m’en soit témoin.





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