Lorsqu’on lit la Présentation générale du missel romain (ou PGMR), il est inscrit au paragraphe 43 que les fidèles sont censés s’agenouiller au moment de la consécration ; et que pour les paroisses où il est de tradition de rester à genoux de la fin du Sanctus à l’Agneau de Dieu, il est bon de continuer de le faire.
Bref, aucune obligation.
Aujourd’hui, la majorité des liturges, non-traditionnalistes (la tradition de ceux qui le sont, remontant seulement au pape Pie V donc à 1570), vous expliqueront que cette pratique ne fait plus sens, parce que dans le christianisme, Dieu s’est abaissé pour relever l’Homme, et qu’il veut donc voir l’Homme debout.
Or, l’agenouillement, lors de la prière eucharistique, n’a pas été pensé comme un mouvement de relèvement, au terme de la transsubstantiation (Jésus nous remet debout à l’achèvement de son incarnation), mais comme une marque de soumission, de révérence, d’indignité…
Dès lors, je suis déjà dérangé qu’on puisse encore prôner l’agenouillement en 2022, mais je respecte que chacun fasse ce qu’il veut, et je ne vais pas leur interdire ; quand bien même je pense qu’ils dénaturent le message du Christ.
Je suis ensuite chagriné qu’on puisse vouloir le partager aux enfants, comme un modèle de piété, alors que c’est plutôt un modèle dépassé, d’avant Vatican II, avant 1965.
Enfin, je suis mal à l’aise que les catéchistes, qui peuvent avoir certaines convictions, demandent aux enfants de reproduire leurs pratiques, qu’ils ne peuvent pas réellement comprendre, et auxquelles ils ne peuvent pas adhérer de ce fait.
Je ne veux pas rentrer dans ce débat que les parents inscriraient leurs enfants au catéchisme contre leur gré. Les parents envoient aussi les enfants à l’école ou au sport contre leur gré. Mais ils font ces trois choses car ils pensent que c’est pour leur bien.
Mais là, on s’éloigne des parcours catéchétiques, pour des pratiques de piété populaire, et on demande en plus aux enfants de partager la foi d’un catéchiste, laquelle ne correspond pas en plus pas forcément à la foi des familles, ce qui pose un certain nombre de questions, de conscience notamment.

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