À la limite que je regrette d’avoir donné un avis favorable sous réserve en Conseil municipal, parce que maintenant que j’ai eu le temps de lire le document, je réalise à quel point il sera nuisible pour Savigny.
Et comme c’était en même temps l’une des très rares fois où la majorité approuvait un de mes amendements qui consistait à préciser que les nuisances à Savigny n’étaient pas que routières, mais aussi ferroviaires et aviaires… À croire qu’ils ne vivent pas dans la même ville que nous ; enfin, pas tous, poke Alexis TEILLET qui a besoin de prendre sa voiture pour faire 350 mètres de « chez lui » à la mairie !
J’essaie donc de me rattraper par cet avis personnel, assez court pour une fois, défavorable par rapport à la densification attendue, notamment autour des gares.
Et je tacle au passage l’agriculture urbaine.
Savigny, 37 000 habitants, mais le registre était à Juvisy… Du coup, j’ai écrit dans le registre numérique.
Hâte de lire les contributions d’Élan Savigny environnement, de Savigny environnement vivre ensemble, de Portes de l’Essonne environnement et de tout autre Savinien.
Ce qui me fait penser qu’à ce jour, je reste encore le seul à avoir commenté en mairie le projet de troisième modification du Plan local d’urbanisme.
Madame et Messieurs les Commissaires enquêteurs,
Je vous prie de trouver ci-joint quelques observations motivant mon avis défavorable au projet de SCOT métropolitain.
J’habite à Savigny-sur-Orge, dans l’EPT 12 (Grand-Orly Seine Bièvre), au sud de la Métropole.
Le territoire de ma commune souffre déjà lui-même d’un défaut de cohérence territoriale, du fait d’une urbanisation historiquement anarchique, laquelle ne s’est pas toujours accompagnée du développement d’équipements et d’emplois en nombre suffisant.
Ainsi, le quartier du Plateau (pavillonnaire) n’a rien à voir avec le quartier de la gare (mixte) qui n’a lui-même rien à voir avec le quartier de Grand-Vaux (grands ensembles).
Ensuite, le territoire du Grand-Orly Seine Bièvre souffre lui-même d’un défaut de cohérence territoriale, particulièrement visible entre un nord dans lequel l’habitat est plutôt collectif et un sud plutôt pavillonnaire (dans lequel j’habite).
Il est donc très ambitieux de vouloir créer une cohérence territoriale sur tout le territoire métropolitain et de vouloir instaurer des règles communes qui concernent à la fois la capitale et des petites villes de moins de 10 000 habitants.
Or, justement le document d’orientations et d’objectifs, ci après le DOO, prend le parti de la densification urbaine ; une densification en hauteur, contrainte et uniforme, particulièrement dans les zones de 500 mètres autour des gares ou stations de transport en site propre, ce faisant, au détriment du modèle pavillonnaire.
En premier lieu, je prône d’arrêter la densification urbaine du territoire métropolitain.
En deuxième lieu, je réclame une liberté communale pour adapter la réalisation des objectifs du DOO en fonction des EPT et des communes.
En troisième lieu, je demande la prise en compte d’un objectif de préservation du tissu pavillonnaire.
En quatrième et dernier lieu, j’insiste pour le renforcement, au sein des objectifs, de la qualité et du cadre de vie par une meilleure prise en compte des besoins en termes de création d’emploi et d’équipements au plus proche des habitations.
Au surplus, je voudrais dénoncer l’agriculture urbaine telle qu’elle nous est présentée. Je suis d’accord pour sacraliser des zones qui échapperont au bétonnage, mais je ne suis pas naïf que ces projets ne sont pas viables économiquement, et qu’ils ne pourront pas nourrir la population métropolitaine.
Pour toutes ces raisons, je rends un avis défavorable au projet de SCOT métropolitain.
Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie d’agréer, Madame et Messieurs, l’expression de mes sincères salutations.
Olivier VAGNEUX
Citoyen et conseiller municipal de Savigny-sur-Orge (Essonne)



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