Mon égo est satisfait : je me situe dans le 0,9 % des meilleurs lauréats de ce certificat (en 2021).
Lequel de vous à moi, en tout cas au centre d’examen de Versailles (je l’ai choisi parce que j’avais des procédures juridiques à faire dans la ville sur la période), n’était passé que par des jeunes blancs, bien propres sur eux, donc baignant déjà dans un milieu d’orthographe et de culture. J’en suis d’autant plus fier, même si finalement, c’est aussi ma situation ! Il y a toujours eu des livres à la maison, y compris des BD.
Pour autant, ma première rencontre avec le Projet Voltaire a été brutale. J’étais (en 2013) l’un des meilleurs de l’école de journalisme, du moins un de ceux pratiquant le moins d’erreurs d’orthographe, de grammaire et de conjugaison. Et là, c’est le drame : quelque chose comme 340 sur 1 000. Quelle humiliation !
Mais comme en politique, ou plus généralement dans ma vie ; où comme je fais beaucoup, je me trompe aussi beaucoup : je me suis relevé, j’ai appris de mes erreurs, j’ai progressé et j’en suis devenu meilleur ! (Bon, aussi plus prétentieux et plus arrogant, mais c’est un autre débat.)
Alors, bien sûr, il y a des pièges très localisés avec en fait des expressions qu’il faut apprendre par cœur, ou des tournures particulières, qui ne font plus sens aujourd’hui, quoique le support soit régulièrement actualisé. Mais le support numérique est plutôt bien fait, et à force de se faire lourdement bâcher, on finit par comprendre intuitivement ce qui ne va pas et dépasser ses limites ! Et surtout, cela reste ensuite en tête, quand on respecte les heures de formation demandées (18 heures conseillées sur une année).
Je n’ai rien eu à payer car tout a été pris en charge par l’équivalent d’un peu moins de deux ans du solde de mon compte professionnel de formation. Le certificat est valable cinq ans. La formule de l’examen d’orthographe donne droit en accès illimitée aux formations en orthotypographie et en expression.
Toujours est-il que je commets toujours beaucoup d’erreurs dans mes articles. Et ce n’est même pas le correcteur orthographique que j’ai pris soin de désactiver, donc c’est vraiment de l’inattention. Ni même la fonction dictaphone. J’ai essayé, mais en vrai, ça me saoule, grave. À ma décharge, je pisse quand même beaucoup de signes (en moyenne, 4 500 par article) ; et à ma charge, je me relis ben trop peu.
En attendant, si je finis un jour par être élu, vers 2089, je ferai faire des formations d’orthographe par les agents ; et particulièrement, par les rédacteurs. Et je ne doute pas que cela leur sera utile tant dans leur vie professionnelle (au moins, pour que mes yeux arrêtent de saigner à leur lecture) que dans leur vie privée !




Laisser un commentaire